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 Pérégrinations II : la déesse

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aj crime
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Ven 30 Sep - 22:22

Allé, je continue et j'espère finir :

Citation :
de ses pensées moroses quand la foule se fendit au passage
"lorsque" me parait plus juste pour décrire le passage temporel.

Citation :
Il est très malade depuis
"mourant" en quelque sorte, non ?

Citation :
il était blotti
"se blottissait" donnerait peut-être un peu plus de mouvement à l'action offerte par ce verbe.

Citation :
Vhondé sentit ses cheveux se dresser sur sa tête quand elle vit les bras
du gamin : ils étaient recouverts de tâches verdâtres. Pour Vhondé, la
cause fut entendue : le gamin souffrait de la peste verte.
y doit y avoir moyen de faire beaucoup plus concis : "Les cheveux de Vhondé se dressèrent sur sa tête quand elle vit les bras recouverts de tâches verdâtres du gamin : la peste verbe. la cause était entendue."

Citation :
elle n’était plus qu’un souvenir lointain.
j'aurai mis avant "souvenir"...

Citation :
Il espérait ainsi la préserver du mal.
ça renvoie un peu trop au notre père et à la conception biblique du pécher je trouve à moins que ce soit fait exprès et en ce cas, il faudrait forcer le trait. Autant dire maladie... non ?

Citation :
un ballet incessant de charrettes. Charrettes pleines de corps
franchissant
les murs d’enceinte de la cité en direction de lointains
charniers. Charrettes vides y entrant pour récupérer de nouveaux corps.
je ne suis pas certain que ces participe présent remplacent entièrement des verbes conjugués comme il se devrait pour faire des phrases, à reformuler, je pense.

Citation :
et n’avait jamais oublié cette
"n'oublierait jamais", serait plus fort et permanent.
aut.
Citation :
Jemril et Seronn tentèrent de se faufiler à travers la foule
au vue de la suite de la phrase, ils ne font pas que "tenter", ils se faufilent à travers cette foule.

Citation :
La matrone du village, Atepis, fit faire silence et s’écrit d’une voix forte :
"s'écria" ???

Citation :
Même si les forces du mal trouvent une ouverture pour se faufiler,
répétition deux commentaires plus haut... et pis "mal" aussi est limité répétition. si tu ne changes pas pour maladie plus haut.

Citation :
Des vivats s’élevèrent de la foule, toute trace d’inquiétude disparue
si tu utilises ce verbe, autant écrire "envolée" pour le champ lexical... non ?

Citation :
Jemril, la cause était entendue : le gamin allait mourir
honteuse répétition... "Pour Vhondé, la
cause fut entendue : le gamin"
tu aurais placé ça dans un dialogue avec une répétition entre deux personnages, passe encore... dans une réflexion en discours rapporté pour établir un lien entre les deux persos... ça se défendrait encore... mais sur deux phases narratives... je dis non !

Citation :
– C’est-à-dire ?
"Comment cela ?" Seronn m'avait habitué à un discours plus cultivé...

Citation :
Si c’est le cas, vous pouvez être sûr d’une chose : la démone finirait au bûcher !
pas mal de verbe "pouvoir", "faire", "aller", tout de même à voir d'en supprimer quelques uns...

Citation :
il fut surpris d’y lire de la détermination. Il le fut encore
les verbes êtres, c'est pareil... à voir, peut-être qu'une reformulation permettrait d'alléger la première phrase...



encore une fin abrupte... j'aime toujours aussi peu... mais ça se laisse lire et on aimerait bien savoir comment tout cela se termine... même si ce passage dans ce village commence à durer un peu longtemps par rapport au reste de l'aventure, à mon avis.
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Minos
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Ven 30 Sep - 22:47

aj crime a écrit:
S'imposer un rythme de travail obligatoire est une bonne chose mais publier des chapitres retravaillé n'est pas forcément évident. Certains prennent plus de temps que d'autres, et on se trouve parfois bloqué par un choix qui impose des variations dans le scénario de base... Personnellement, j’applaudis déjà de te voir travailler avec autant de régularité.
Vu tous les écrits que j'ai sur le feu, en cours ou en projet, je ne m'en sortirai jamais à moins d'adopter un minimum d'auto-discipline. D'où ces contraintes qui m'obligent à aller de l'avant !
aj crime a écrit:
Citation :
Elle repensa au futur père, et se morigéna d’avoir pu être aussi idiote.
Comment avait-elle pu une seule seconde le croire, alors qu’il lui
débitait des promesses d’avenir heureux ?

ça fait peut-être trop longtemps que j'ai lu le début, mais cette phrase ne me renvoie à aucun souvenir dans cette histoire. Je ne sais pas qui est ce "père" alors que j'ai l'impression que la formulation rappelle des éléments déjà racontés... à voir pour reformuler plus précisément.
Normal que tu n'en ait aucun souvenir, je n'avais jamais abordé la question du père de l'enfant jusque-là. Désormais, j'introduis cette variable, dont je serai bien entendu amené à reparler.

aj crime a écrit:
Citation :
Elle repensa au futur père, et se morigéna d’avoir pu être aussi idiote.
Comment avait-elle pu une seule seconde le croire, alors qu’il lui
débitait des promesses d’avenir heureux ?
En fin de compte,
toute sa vie n’avait été qu’une vaste farce, une manipulation avant même
sa naissance. Elle n’était pas venue au monde parce que ses parents
s’aimaient et voulaient fonder une famille, mais pour des raisons
politiques. Elle n’avait jamais été une fille, ni plus tard une femme.
Elle n’était pas une personne mais un statut, une fonction : l’héritière
du trône de Lacteng.
Au fond, qui s’était jamais préoccupé de
ce qu’elle ressentait ? Qui s’était jamais intéressé à elle en tant
qu’être humain ? Personne. Précepteurs, serviteurs, nobles, manants :
tous ne voyaient que la princesse, la future reine. Rien de plus. Même
son futur mariage avait été arrangé des années auparavant, alors qu’elle
n’avait pas dix ans. Elle n’avait jamais rien maîtrisé dans sa vie.
Même quand elle s’était enfuie du palais pour le suivre, un an plus tôt.
je crois qu'il faut remettre ça dans l'ordre chronologique pour que la conclusion des souvenirs réponde aux questions posés au début du flash back... et parler du père qu'à cet instant avec un luxe de détails peut-être.
Je n'avais pas fait gaffe que j'avais mis tout dans le désordre, presque à la chaîne. Finalement, après réflexion, je trouve ça pas mal vu que ça nous donne un instantané de ce qui se passe dans son crâne à ce moment. Donc quelque part, c'est normal (et je dirais bien vu si j'avais fait exprès) que ses pensées vont et viennent.

Notsil a écrit:
Pas remarqué grand-chose côté formulation, juste la fin qui me semble être un peu précipitée
Comme j'écris sous forme de feuilleton, j'use et j'abuse de tentatives de cliffhangers à chaque fin de scène.
Notsil a écrit:
Pareil pour Jemril qui demande ce qu'il arrivera si elle ne guérit pas l'enfant ; ça pourrait être mieux formulé, dans une question moins directe, genre "j'espère que ses pouvoirs seront suffisants, il m'a l'air dans un stade avancé" et l'autre qui répliquerait "bien sûr, sinon c'est que c'est une imposture et elle mérite le bucher pour ses mensonges" (si tu vois l'idée).
Je vois l'idée, mais après réflexion là aussi, je trouve qu'être direct colle parfaitement bien avec le caractère de Jemril. Il a rarement envie de prendre des gants...
Ce qui est marrant, c'est que je ne suis même pas sûr d'avoir consciemment pensé à ça quand je l'ai fait parler ainsi.
aj crime a écrit:
... même si ce passage dans ce village commence à durer un peu longtemps par rapport au reste de l'aventure, à mon avis.
À vrai dire, après la première histoire où les héros étaient enchaînés et sont parvenus à s'enfuir après avoir fait connaissance, l'intégralité de cette deuxième histoire se déroule dans le village de Venel. Il va donc falloir un peu de patience avant de les voir quitter les lieux !

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aj crime
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Sam 1 Oct - 11:19

Citation :
À vrai dire, après la première histoire où les
héros étaient enchaînés et sont parvenus à s'enfuir après avoir fait
connaissance, l'intégralité de cette deuxième histoire se déroule dans
le village de Venel. Il va donc falloir un peu de patience avant de les
voir quitter les lieux !
j'avais oublié que c'était découpé en deux histoires distinctes... la première n'est-elle pas déjà plus courte que celle-ci... je suppose que la troisième histoire se déroulera dans le château de papa !!!!
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Minos
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Sam 1 Oct - 13:55

Ils sont très loin d'être arrivés au château de papa... Grand Sourire

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Sam 1 Oct - 14:24

aj crime a écrit:
j'avais oublié que c'était découpé en deux histoires distinctes... la première n'est-elle pas déjà plus courte que celle-ci...
Je n'en avais aucune idée donc je viens de vérifier :

Introduction = 3 pages.
histoire 1 = 12 pages.
histoire 2 = 15 pages pour l'instant... et il reste 4 scènes à écrire.

Ouaip, t'as raison, l'histoire en cours est plus étoffée. J'avoue que j'ai du mal à me tenir au rythme initial, formé de chapitres courts et où je vais droit à l'essentiel. Mais je trouve sympa de développer les persos et de plonger dans leurs têtes.

PS : suite tard ce soir, au pire pour demain midi.

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aj crime
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Sam 1 Oct - 21:25

pas de précipitation. Développer des personnages, les faire vivre, les rendre attachants dans leurs défauts et leurs qualités sont notre fond de commerce.
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Dim 2 Oct - 13:48

aj crime a écrit:
pas de précipitation. Développer des personnages, les faire vivre, les rendre attachants dans leurs défauts et leurs qualités sont notre fond de commerce.
Je suis bien d'accord avec toi !

Voici la suite, avec un peu de retard mais pas trop donc tout va toujours bien : je tiens le rythme, cahin caha.

Par ailleurs, et comme trop souvent dans ce que je fais, l'écriture de cette scène fait que mon plan vient d'exploser. Moralités : je ne l'avais pas assez pensé avant d'écrire l'histoire, et cette scène devrait se retrouver à être l'avant-dernière de l'histoire. Donc suite et fin de Pérégrinations II samedi prochain. Wink

*
**

Selon Velinir Ebshid, guérisseur officiel à la Cour du Lacteng, il n’y avait que deux manières de surmonter un traumatisme : laisser le temps au temps, ou l’affronter. Il préférait la seconde méthode car la première n’offrait pas assez de garanties de réussite. De son avis, la peur disparaissait – ou au pire diminuait dans des proportions plus qu’acceptables – quand on se familiarisait avec les causes du traumatisme.
Il avait eu l’occasion de mettre en pratique ses idées à la Cour du roi de Lacteng, cinq ans plus tôt. Il conversait avec le roi à propos des épidémies qui menaçaient régulièrement le royaume, en présence de la jeune princesse Vhondé, qui s’ennuyait ferme et n’écoutait le guérisseur que d’une oreille. Jusqu’au moment fatidique où il avait mentionné la peste verte. Elle avait alors été prise de haut-le-cœur incontrôlables, jusqu’à rendre son déjeuner.
Ebshid la fit aliter et veilla sur elle. Il écarta l’hypothèse d’une intoxication alimentaire puis, à force de questions ciblées, comprit que la simple mention de la peste verte avait déclenché les symptômes.
Après avoir rassuré son père sur son état de santé, Ebshid revint au chevet de Vhondé avec la ferme intention de guérir sa patiente du traumatisme. Le roi le soutint car à ses yeux, une future reine ne pouvait se permettre d’afficher la moindre faiblesse, au moins publiquement.
C’est ainsi que Vhondé fut initiée à l’apprentissage des vertus des plantes médicinales, ainsi qu’à leur utilisation en décoctions salvatrices. Curieuse de nature, elle fut une élève aussi appliquée qu’assidue, d’autant plus que ce loisir passionnant repoussait le souvenir de son traumatisme.
Ils travaillèrent quatre mois ensemble, au cours desquels le degré de complexité des décoctions, potions et onguents préparées par Vhondé allèrent crescendo. L’élaboration du dernier remède nécessita trois semaines de travail à la princesse, et fut une parfaite réussite selon son maître. Elle en conçut une grande fierté, qui se mua en trouble quand il avoua qu’elle venait de recréer le remède contre la peste verte, découvert une vingtaine d’années auparavant. Bien entendu, il ne prit pas le risque de le lui démontrer en faisant venir un malade : hors de question d’exposer en connaissance de cause le royaume du Lacteng à un retour de la peste verte.
En revanche, à force de longues et patientes explications, Ebshid convainquit la princesse qu’elle ne devait plus craindre cette peste, puisqu’elle savait désormais comment lutter contre. Quand elle se rendit enfin à ses arguments, elle admit avoir le pouvoir de vaincre la peste. Et sa phobie ne fut bientôt plus qu’un souvenir irrationnel.

*
**

Une infinie compassion s’empara de Vhondé face au garçonnet mourant. Les yeux des villageois brillaient d’excitation, en attente d’un miracle de la part de leur déesse. Le poids de leur attente pesait lourd dans le cœur de Vhondé. Si elle avait immédiatement reconnu le mal dont l’enfant souffrait, cela ne le sauvait pas pour autant. Rassembler les ingrédients pour composer le remède prendrait des semaines, sans compter le temps de la préparation proprement dite.
Elle fit signe à Atepis de se rapprocher et lui murmura :
– Pour le soigner, j’ai besoin d’un certain nombre de plantes. Certaines sont très courantes et je ne m’inquiète pas pour elles, mais trois d’entre elles ne poussent que dans des endroits lointains : il nous faut des extraits d’écorce de chêne parapluie et d’avrata, ainsi qu’une fleur du nom de poladière. En as-tu entendu parler, et peut-on en trouver dans les environs ?
– Jamais, reconnut la matrone. Pouvez-vous m’en dire plus ?
– La poladière pousse dans les chaînes de la Topoliandre, loin à l’est. Le chêne parapluie se trouve au nord de Topoliandre, sur les territoires sephropans. Quant à l’arbre avrata, il est spécifique à la forêt de Holtgaard, à l’ouest, en plein territoire sarafanjien.
– Je ne comprends pas pourquoi vous voulez des plantes, ô Galissa.
– Mais… pour soigner l’enfant, c’est évident ! Et pour empêcher la peste de se propager, ce qui serait un désastre !
Atepis sourit.
– Nous ne connaissons qu’une seule méthode pour lutter contre les maladies : la prière. Vous y ajoutez l’utilisation de plantes, ô Galissa ? Je reconnais bien là les pouvoirs de notre déesse, maîtresse des choses qui poussent à la surface de la terre !
– Attends… Tu veux dire que vous n’avez ni archiatres, ni médecins, ni guérisseurs dans les environs ?
– Nul besoin. Notre déesse nous protégeait grâce à nos prières. Et maintenant que vous êtes là, nous n’avons même plus de prier car votre simple présence a des effets bénéfiques sur nos terres et nous-mêmes. L’âge d’or est sur nous !
– Alors comment expliques-tu la maladie de l’enfant ? demanda sèchement Vhondé.
– Les desseins des dieux sont impénétrables aux yeux de nous autres pauvres mortels. Mais je pense savoir ce qu’il en est : vous ne l’avez rendu malade que pour le soigner, n’est-ce pas ? Pour nous faire une démonstration éclatante de vos pouvoirs divins !
Vhondé abandonna le sujet : la lueur fanatique dans les yeux d’Atepis lui fit comprendre que rien ne la ferait changer d’avis.
Existe-t-il un endroit non loin du village où un certain nombre de plantes exotiques seraient regroupées ? demanda Vhondé, en pensant aux serres royales de son père, dans lesquelles poussaient un certain nombre d’espèces végétales de Galéir.
– Quelle drôle d’idée ! Bien sûr que non. Pourquoi aurions-nous un tel endroit ?
– Je…
Vhondé se tut. Ces primitifs ne connaissaient rien du monde extérieur. Leur vie reposait sur la confiance placée en leur déesse. Et ils avaient décidé que Vhondé en était l’incarnation.
Elle se sentit plus que jamais perdue, et une grande frustration s’empara d’elle : elle connaissait le remède à la peste verte et savait le préparer. Mais sans les bons ingrédients, elle était impuissante. Non seulement l’enfant allait mourir, mais les chances que la peste en reste là étaient infimes. Tout le village était exposé et risquait d’y passer. Elle y compris. Et son enfant à naître. Rien ne pourrait sauver le village de Venel. Sa seule chance de salut résidait dans la fuite.
– Atepis, il faut que je parle en privé à mes deux… camarades.
– Il n’en est pas question, ô Galissa ! Ils ont voyagé avec vous et ont profité de votre présence salvatrice. Désormais, c’est notre tour !
– Tu… tu ne comprends pas, Atepis. Tu me dis que c’est la prière qui vous sauve, les villageois et toi. Et bien c’est pareil pour moi : je dois prier mes pairs les dieux pour que s’activent mes pouvoirs de guérison. Et quand mes deux serviteurs se joignent à moi, mes pouvoirs s’exercent plus vite et plus longtemps !
– C’est vrai, ô Galissa ? demanda Atepis, méfiante.
– Prétendrais-tu en savoir plus que moi en matière de prières envers les dieux ? répliqua Vhonda du ton hautain qu’elle aurait employé à la cour de son père pour remettre un impudent à sa place.
– Non pas, ô ma déesse.
Sur un signe d’Atepis, Jemril et Seronn furent amenés auprès du trône de Vhondé, puis le cercle des villageois s’éloigna de quelques mètres.
– Mes amis, je suis si heureuse de pouvoir enfin vous parler ! Nous devons absolument trouver un moyen de fuir ces fous !
– Qu’est-ce que tu leur as dit pour qu’on soit seuls ? rétorqua un Jemril aux aguets.
– Que vous alliez m’aider à prier pour sauver l’enfant.
– Non mais tu es complètement folle ! Tu sais aussi bien que moi que le môme va y rester. Les remèdes contre la peste verte se comptent sur les doigts d’une main à travers tout Galéir, et encore, on ne les trouve que dans des villes importantes. Rien ne peut le sauver ! Tout ce que tu avais à faire c’était de les convaincre de nous libérer.
– Jamais ils ne me laisseront partir de leur plein gré. Ils sont persuadés que ma simple présence éloigne les malheurs de leur village.
– Merci, j’avais compris, répliqua sèchement Jemril. Mais je parlais pour Benêt et moi : un mot de ta part et ces crétins bornés nous laisseront partir.
Vhondé en resta bouche bée un instant. Comment avait-elle pu penser une seconde que Seronn, Jemril et elle-même formaient un groupe solidaire ? Comme d’habitude, son interlocuteur ne pensait qu’à lui. La peine et la colère firent monter à ses lèvres une réponse cinglante, qui ne put jaillir car Seronn intervint d’une voix douce :
– N’aie aucune crainte, Vhondé. Nous ne partirons pas sans toi.
– Ne parle pas en mon nom, Simplet ! cracha Jemril. Personne ne décide de mon sort à ma place !
– Tu abandonnerais Vhondé à son triste sort sans le moindre remords ?
– Aucun doute là-dessus !
– Très bien. Dans ce cas, nous nous passerons de ton aide. Vhondé, je suis certain que tu vas trouver une idée pour qu’ils consentent à laisser partir Jemril.
– Mais… et nous deux ? demanda une Vhondé décontenancée par tant d’assurance.
– Nous n’aurons aucun mal à sortir de ce guêpier, tu peux me faire confiance là-dessus.
Ni Vhondé ni Jemril ne trouvèrent rien à répondre à ces paroles, prononcés avec une sérénité à toute épreuve. Seronn n’échafaudait aucun plan, ne faisait miroiter aucun espoir : c’était comme s’il se contentait d’énoncer une évidence.
Alors que sa raison lui soufflait qu’il n’y avait plus d’espoir pour elle, l’instinct de Vhondé, lui, lui enjoignit de se reposer entièrement sur son compatriote.
Ces paroles si lourdes de sens, si assurées, ébranlèrent également Jemril, bien qu’il veillât à garder un masque d’impassibilité. Il n’aurait aucun scrupule à abandonner Vhondé et Seronn à leur sort, et grâce au soutien de ce dernier, il avait une porte de sortie. Il lui suffisait d’un mot pour en profiter. Mais les dernières paroles prononcées par Seronn l’intriguaient au plus haut point. Ils n’échapperaient pas aux habitants de ce village de fous. Comment le Lactengais pouvait-il affirmer le contraire, qui plus est en prétendait que ce serait facile ?
C’était improbable, impossible, même. Surtout de la part d’un homme aussi bizarre que Seronn. C’est pourtant à cause de cette double raison, l’inextricabilité de leur situation et la personnalité de Seronn, qu’il décida de rester. C’était plus fort que lui : il fallait qu’il voit cela, quitte à faire passer sa propre survie en second lieu, pour une fois.
– D’accord, je suis avec vous. On procède comment, Simplet ?
– On attend.
– Comment ça, on attend ?
– Ne t’inquiète pas, ce ne sera pas long, répondit Seronn en désignant du doigt une hauteur vers laquelle grimpait l’un des chemins permettant de quitter Venel.

Une rangée de cavaliers en armes s’y trouvait. Une épée miroita au soleil, et les cavaliers fondirent sur le village.

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Dim 2 Oct - 15:13

J'adore Seronn ^^

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Dim 2 Oct - 19:54

J'avoue que c'est mon préféré aussi, tellement il est indéfinissable et atypique. Wink

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Mar 4 Oct - 10:04

Décidément, c'est toujours aussi bon - certes un peu court, mais bon^^.
J'avoue que moi aussi j'adore Seronn. C'est un personnage surprenant. On ne sait jamais vers quel destination il va nous emmener. C'est un plaisir de le découvrir à chaque partie.
J'irai même jusqu'à dire que c'est un des meilleurs personnages que tu as créé. Wink

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Ven 4 Nov - 15:42

Bien, je viens de finir de traquer les petits trucs qui me tracassent, les expliquer, proposer des solutions, bref, pinailler comme j'aime à le faire si souvent. Et j'ai déniché un joli nombre de reformulation. Globalement, ce morceau est abouti... dans sa première moitié, ensuite, j'ai l'arrière goût d'une relecture un peu bâclée, exécutée dans la précipitation et la qualité des phrases, la richesse du vocabulaire s'en ressentent. Le scénario avance et il est plaisant de voir se profiler un changement dans ce semi huis clos dont je rêve déjà de découvrir un version complète d'un bloc, pour voir si ça me paraîtra aussi longuet que cette sensation laissée par la lecture syncopée.


Citation :
Il conversait avec le roi à propos des épidémies
qui
menaçaient régulièrement le royaume, en présence de la jeune
princesse Vhondé, qui s’ennuyait ferme et n’écoutait le guérisseur que
d’une oreille.
Peut-être ces deux là sont déjà un de trop... il faudrait peut-être découper cette phrase, ou alors reformuler.

Citation :
Jusqu’au moment fatidique où il avait mentionné la peste verte.
le terme me parait un peu faible au regard de la réaction... "décrit" peut-être....

Citation :
que la simple mention de la peste verte avait déclenché les symptômes.
on va dire répétition d'insistance... mais si tu change le premier, alors il faudra changer le second.

Citation :
la moindre faiblesse, au moins publiquement.
"en public" sans la virgule précédente... le tout pour simplifier la formulation.

Citation :
elle admit avoir le pouvoir de vaincre
" la capacité" pour donner plus de sens. Et pis j'aime bien ces deux derniers paragraphes au passé narratif alors que je trouvais déjà trop long les trois paragraphes aux temps composés du passé pour donner cette antériorité qui disparait comme par magie. Comme je dis, je dis toujours qu'une petite introduction permet de faire du passé dans le passé avec du passé de narration ce qui est plus léger si on fait défiler plusieurs paragraphes. (tu vois où je veux en venir ?)

Citation :
Le poids de leur attente pesait lourd dans le cœur de Vhondé.
"sur" ????

Citation :
Certaines sont très courantes et je ne m’inquiète pas pour elles,
je passe en mode candide mais bon, pourquoi s"inquiéterait-elle pour des plantes ?

Citation :
des extraits d’écorce de chêne parapluie et
cet arbre me dit quelque chose, merci Minos. Pour l'ensemble de la phrase, je dirais qu'il faut la reformuler à la recherche de plus d'efficacité, ça part un peu dans tous les sens.

Citation :
ce qui serait un désastre !
"désastreux" pour la grandiloquence de la scène.

Citation :
Je reconnais bien là les pouvoirs de notre déesse
je n'aime décidément pas ce mot... il faudrait trouver autre chose de plus en adéquation avec la liturgie. histoire de soigner le champ lexical.

Citation :
ni médecins, ni guérisseurs dans les environs ?
était-ce bien nécessaire ???? j'en doute.

Citation :
Notre déesse nous protégeait grâce à nos prières
"Nos prières attiraient les grâces et la protection de notre déesse." me parait plus logique dans la formulation.

Citation :
nous n’avons même plus de prier car votre simple présence
cela rend la phrase incompréhensible, il me semble... il manque un mot ou alors un autre est mal orthographié... j'ai du mal à me décider.

Citation :
la lueur fanatique dans les yeux d’Atepis lui fit comprendre que rien ne la ferait changer d’avis
"à la lueur fanatique dans le yeux d'Atepis, elle comprenait que la femme ne changerait pas d'avis." Pour la concision.

Citation :
Existe-t-il un endroit non loin du village où un certain nombre de plantes exotiques seraient regroupées ? demanda Vhondé,
manque un tiret au début du dialogue et une reformulation me semble incontournable pour rendre cette question plus simple et efficace.

Citation :
en pensant aux serres royales de son père, dans lesquelles poussaient un certain nombre d’espèces végétales de Galéir.
Peut-être inclure cela dans un petit paragraphe d'introspection inséré dans le dialogue.

Citation :
Et ils avaient décidé que Vhondé en était l’incarnation.
"Et ils l'avaient incarnée en Vhondé." ?

Citation :
Non seulement l’enfant allait mourir, mais les
"mourrait" peut-être justifié par la condition de ne pas réussir à rassembler les ingrédients... un autre "mais" déjà trop proche. "mais la peste se répandrait comme une trainée de poudre."

Citation :
Tout le village était exposé et risquait d’y passer.
carrément moche cette phrase en particulier pour cela... à reformuler, voir intégrer à la précédente.

Citation :
Rien ne pourrait sauver le village de Venel.
"sauverait"

Citation :
mes pouvoirs de guérison. Et quand mes deux serviteurs se joignent à moi, mes pouvoirs s’exercent plus vite et plus longtemps !
pépétitiontion...

Citation :
plus que moi en matière de prières envers les dieux ?
sous entendu suffisamment explicite, mots inutiles.

Citation :
je suis si heureuse de pouvoir enfin vous parler !
"vous parler enfin"...

Citation :
on ne les trouve que dans des villes importantes.
???? je trouve pas très joli ce mot passe partout.

Citation :
– Non mais tu es complètement folle ! Tu sais aussi bien
peut-être ajouter qu'il chuchote parce que en s'exclamant comme ça, on pourrait croire que les fidèles vont l'entendre.

Citation :
éloigne les malheurs de leur village.
"plaies" pour faire référence à la bible...

Citation :
La peine et la colère firent monter à ses lèvres
une réponse cinglante, qui ne put jaillir car Seronn intervint d’une
voix douce :
"Une réponse cinglante monta aux lèvres de la déesse lorsque Seronn intervint d'une voix douce, coupant court à la peine et à la colère :" Eh ! elle est pas mal reformulée celle-là, qu'en penses-tu ?

Citation :
je suis certain que tu vas trouver une idée pour qu’ils consentent à laisser partir Jemril
"je suis certain qu'ils consentiront à laisser partir jemril." il me semble de pas avoir perdu de sens !

Citation :
– Nous n’aurons aucun mal à sortir de ce guêpier, tu peux me faire confiance là-dessus.
à simplifier aussi, non ?

Citation :
Ni Vhondé ni Jemril ne trouvèrent rien à répondre à ces paroles,
ça trouve beaucoup depuis quelques paragraphes... globalement, j'ai l'impression que très soigné au début du chapitre la qualité du texte se relâche.

Citation :
Ces paroles si lourdes de sens, si assurées,
j'aurais placé "assurées" avant "lourdes de sens"...

Citation :
qui plus est en prétendait que ce serait facile ?
"prétendant"

Citation :
Surtout de la part d’un homme aussi bizarre que Seronn.
t'as pas mieux comme adjectifs.

Citation :
il fallait qu’il voit cela, quitte à faire passer
faire faire faire... il y en a de trop aussi dans tout ce texte... à voir pour les énumérer et les remplacer par des verbes de sens lorsque tu peux.

Citation :
Une rangée de cavaliers en armes s’y trouvait.
dommage, il "faudrait" "trouver" mieux, non ?
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Ven 4 Nov - 23:12

Hé hé, je sens que je vais avoir un paquet de corrections à faire !

Merci pour les remarques, AJ !

Et yep, le chêne parapluie était un hommage tout autant que l'utilisation d'un background existant.

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Jeu 12 Jan - 15:54

Pour savoir où tu en es dans tes projets de suite ? ^^

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Jeu 12 Jan - 21:20

J'ai écrit le début de la scène suivante sur papier au taf, quand j'étais en caisse sur l'heure de midi et qu'il n'y avait personne. Faut que je renote tout et que je finisse l'histoire...
Je ne donne pas de deadline, je ne les tiens pas de toute manière !

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Dim 15 Jan - 15:46

Voici l'avant-dernier morceau de "Pérégrinations II". Et oui, les affaires reprennent !

La suite et fin interviendra ce soir. J'enchaînerai directement sur l'épisode suivant, qui sera aussi le dernier et qui aura pour titre "Pérégrinations III : le général de la Légion Mauve".

L'histoire en est donc aux deux-tiers environ, soit 100 000 signes ou 19 500 mots. Une fois terminée, elle devrait compter 150 000 signes ou 25 000 mots, soit de quoi regrouper les trois opus en un seul texte pour en faire une novella.

Dès que j'aurais terminé et retravaillé le tout, je tâcherai de trouver un éditeur, au cas où...

Allez zou, place au texte !


Dès que les villageois aperçurent à leur tour les cavaliers qui convergeaient vers eux, ils se répandirent spontanément en cris de joie. Leurs vivats sidérèrent Jemril, Seronn et Vhondé : qui étaient donc ces nouveaux venus ?
Si ceux-ci avaient galopé dans les premières dizaines de mètre de la pente menant au village, ils ralentirent l’allure en même temps que le terrain se faisait moins abrupt.

L’enthousiasme des villageois ne retombait pas. Leurs trois prisonniers captèrent des exclamations qui les renseignèrent quelque peu sur les cavaliers :
– Les prophètes sont de retour !
– Ils nous avaient prédit que la déesse viendrait !
– Ils sont venus nous récompenser pour avoir accueilli et veillé sur la déesse !
Alors que Vhondé, inquiète, et Seronn, ravi de cette ambiance festive, n’y comprenaient goutte, l’inquiétude gagna Jemril. Il avait gardé en tête les paroles de Delental concernant la troupe de mercenaires à l’origine de la capture de Vhondé. C’était eux qui avaient laissé au vilage le portrait de sa compagne de route, en faisant miroiter sa grande importance.
Ce que ces villageois frustres et obtus avaient interprété en faisant de Vhondé l’incarnation de Galissa, leur déesse.
Restaient plusieurs questions de taille : que voulaient donc ces mercenaires à Vhondé ? Qui était-elle réellement ? Et quel sort ces types réservaient-ils aux villageois… ainsi qu’à lui-même et à ses compagnons ?
Quoi qu’il en soit, tout cela ne disait rien qui vaille à Jemril… Il s’avisa qu’aucune sentinelle n’était venue avertir les villageois de l’arrivée des cavaliers, alors que toutes les routes étaient constamment surveillées pour prévenir une éventuelle fuite de leurs hôtes forcés. À ses yeux, leur élimination ne faisait aucun doute.

Les cavaliers avançaient au pas, ce qui rassura quelque peu Jemril. Ils n’allaient peut-être pas anéantir tout le monde. Peut-être…
Dans le doute, il se rapprocha peu à peu d’un villageois portant un vieux sabre ébréché à la ceinture. S’il le fallait, il se débarrasserait de l’homme et lui volerait son arme. Même si les cavaliers l’emporteraient sans nul doute en cas de combat, Jemril n’était pas de la race des moutons. Il ne mourrait pas sans défendre chèrement sa peau.

Vhondé se demandait qui était ces cavaliers si populaires auprès des villageois, et ce qu’ils venaient faire là. Il y avait peu de chances que, contrairement aux autochtones, ils voient en elle une déesse.

Quant à Seronn, il trouvait que les montures des arrivants étaient superbes. Comme il aurait voulu en posséder une, lui aussi ! Il était sous le charme. Son homonyme de père n’avait jamais possédé de cheval, au grand dam de Seronn. Il préférait les poules, qu’il possédait par dizaines et à qui il parlait inlassablement, attendant des réponses qui ne venaient jamais. S’il soutenait mordicus que certaines poules avaient le don de parole et qu’un jour, l’une d’entre elles lui répondrait, il en fut pour ses frais. Aucune poule, du moins parmi son élevage, ne lui parla jamais.
Après sa mort, Seronn fils avait confié l’exploitation familiale à un voisin et ami, afin de répondre à l’appel de l’aventure. Avant de partir, il avait failli s’acheter un cheval, animal qui l’avait toujours fasciné par sa beauté et sa noblesse. Il s’était finalement ravisé. Un cheval coûtait très cher, et vendre une partie du cheptel ou des terres aurait affaibli la capacité du voisin à faire fructifier l’exploitation. Il aurait été dommage pour Seronn de découvrir son héritage dilapidé à son retour…

Les cavaliers s’avancèrent au milieu des villageois en liesse. Jemril s’inquiéta un peu plus : la plupart arboraient un air peu amène, et les autres souriaient narquoisement.
L’homme à leur tête arrêta son cheval devant une Atepis rayonnante de bonheur.
– Messeigneurs prophètes, c’est un honneur sans borne de vous compter parmi nos invités !
– Prophètes ? répéta le cavalier, avant de murmurer : bande de dégénérés...
Il fit signe à l’un de ses hommes. Un carreau d’arbalète se planta dans l’œil droit d’Atepis. L’enthousiasme général mourut en même temps que la cheftaine du village. Dans un silence sépulcral, son corps sans vie s’écroula au sol.

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Dim 15 Jan - 16:09

Ca promet pour les villageos :)

Bon courage pour terminer ce soir ^^

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Lun 16 Jan - 0:28

Et voici comme promis la scène finale qui clôt la deuxième partie de "Pérégrinations". À très vite pour la suite, et bonne lecture à tous !



– Le premier qui bouge passe l’arme à gauche, c’est clair ? enchaîna le chef des cavaliers.
Les villageois échangèrent des regards perplexes. Comment Atepis avait-elle pu être tuée, alors que le village bénéficiait de la protection de leur déesse ? Des murmures naquirent parmi la foule des autochtones. Les opinions se répandirent, et les raisonnements aboutirent à une conclusion unanime : ils avaient été trompés. S’ils avaient eu la vraie déesse à leurs côtés, jamais le carreau de l’arbalète n’aurait pu faire le moindre mal à Atepis. Leur soi-disant déesse n’était donc qu’une usurpatrice.
Le brouhaha coléreux monta de la foule. Sans s’être concertés, Jemril et Seronn se retrouvèrent de part et d’autre de Vhondé, prêts à la protéger en cas de grabuge. Jemril fut surpris de se retrouver là : il n’avait même pas réfléchi avant de rejoindre Vhondé. Aussi troublé qu’irrité contre lui-même, il se concentra sur l’essentiel : garder un œil méfiant sur les villageois, et être prêt à réagir à la moindre agression.

Les cavaliers eux aussi étaient parés à toute éventualité. Des dizaines d’arbalètes étaient pointées sur la foule hostile. D’autres avaient dégainé leurs épées, lances et autres sabres.
– Je n’ai rien contre vous, énonça le chef des cavaliers sur un ton sans réplique. Mais si l’un d’entre vous a le malheur de faire mine de lever la main sur cette femme, dit-il en montrant Vhondé du doigt, je vous extermine tous jusqu’au dernier, femmes, enfants et vieillards inclus. Alors reculez et laissez la passer.
Escortée par ses deux compagnons de route, Vhondé avança d’un pas hésitant, tout en s’efforçant de chasser les tremblements de peur qui ondulaient en elle. Jemril jetait des regards hargneux autour de lui, prêt à en découdre. Seronn était serein : les villageois seraient idiots de s’opposer aux cavaliers. Ils avaient tout à y perdre. Sa nature optimiste lui soufflait que tout allait bien se passer.

– Montez avec moi, princesse, dit le chef des cavaliers une fois que Vhondé fut arrivée jusqu’à lui. Vous deux, reculez, fit-il à Jemril et Seronn.
– Ils sont avec moi, répliqua Vhondé.
Le chef hésita brièvement, avant d’acquiescer. Il n’avait qu’une hâte : quitter les lieux le plus vite possible. La tension extrême qui régnait entre ses hommes et les villageois risquait de dégénérer d’un moment à l’autre. Continuer à évoluer sur le fil du rasoir ne pouvait que conduire à la catastrophe.
Dès que Vhondé, Jemril et Seronn furent chacun montés derrière un cavalier, le chef donna le signal de départ. Son cheval se faufila parmi ceux de ses hommes, qui s’empressèrent de refermer la brèche. Les uns après les autres, les cavaliers firent demi-tour. Ils se lancèrent au galop quand les villageois, ayant retrouvé un peu de courage en même temps que les cavaliers quittaient les lieux, se mirent à leur lancer des pierres, et à crier leur dépit et leur rage.

Quelques minutes plus tard, le chef des cavaliers ordonna une halte. Il fit descendre les passagers des chevaux, les toisa froidement et annonça :
– Princesse Vhondé, héritière du royaume de Lacteng. Cela fait longtemps que je vous cours après.
– Il m’est arrivé toutes sortes de problèmes, répondit Vhondé en souriant. Quoi qu’il en soit, grand merci, monsieur. Vous nous avez sauvés. Soyez certain que mon père saura être généreux au vu de vos actes.
– Votre père ?
– Oui, mon père, Féénaur, vingt-huitième du nom, roi de Lacteng. C’est bien lui qui vous a envoyé me chercher, n’est-ce pas ?
Le ricanement des cavaliers lui donnèrent la réponse glaçante. Le chef des cavaliers sourit lui aussi, une lueur malveillante dans les yeux :
– Dès que vous avez disparue il y a six mois, j’ai reçu pour tâche de vous retrouver. Mais ne vous méprenez pas : ce n’est pas votre père qui m’envoie. Savez-vous ce qu’il a fait après votre fugue ?
– Non, je l’ignore.
– Il vous a répudiée.
– Quoi ? Mais…
– À quoi vous attendiez-vous, princesse ? Votre destin était tout tracé : vous deviez monter sur le trône à la mort de Féénaur, vous marier avec un noble lactengais, pour une union organisée depuis votre plus tendre enfance, or qu’avez-vous fait ? Il y a six mois, vous avez couché avec le premier aventurier venu. Pire, vous vous êtes enfuie avec lui. Féénaur s’est estimé trahi. Non seulement il vous a répudiée, mais figurez-vous qu’il vient de se remarier. Apparemment, il est fermement décidé à avoir d’autres héritiers.
Vhondé fut incapable d’articuler une parole. Jamais elle n’aurait pensé que les choses puissent aller si loin. Une fois de plus, elle s’en voulut d’avoir fait preuve de tant de naïveté. Elle s’était imaginée rentrant au palais de son père par la grande porte, et lui lui aurait pardonné, rassuré de la revoir en vie. Jusqu’à quand allait-elle commettre erreur sur erreur ? N’était-elle donc qu’une ratée, en fin de compte ?
Une main se posa doucement sur son épaule. Seronn. Il se tint coi, mais Vhondé lut de la commisération et du soutien dans son regard. Elle en fut émue.
– Pourquoi avez-vous sauvé la princesse, alors, si elle ne vaut rien ? s’énerva Jemril en prenant bien soin de cracher ostensiblement le titre de noblesse que Vhondé lui avait caché.
– Vu son grand âge, il est loin d’être certain que ce bon vieux Féénaur soit capable d’avoir à nouveau des enfants. Et si c’est le cas, un meurtre est toujours envisageable. Le but est que la princesse Vhondé demeure, quoi qu’il arrive, l’héritière du trône de Lacteng la plus légitime. Ainsi, quand Féénaur mourra, ma maîtresse pourra appuyer les revendications de Vhondé sur le trône de son père.
– Votre maîtresse ? demanda Jemril.
– Lerila, Souveraine de Bilipossa. Elle a un fils de douze ans, princesse Vhondé, et elle compte bien vous le voir épouser. Ainsi, l’enfant que vous aurez ensemble pourra revendiquer et le trône de Bilipossa et celui de Lacteng.
– C’est une infamie ! explosa Vhondé. Bilipossa et Lacteng sont ennemis héréditaires depuis des centaines d’années, depuis la partition du royaume de Narvilone !
– Et bien grâce à Lerila, le rêve de voir les micro-royaumes du sud redevenir une nation unie pourrait bien devenir une réalité !
– Vous oubliez les Tilmandjos, poursuivit Vhondé. Jamais leur royaume n’acceptera une alliance entre Lacteng et Bilipossa !
– Je connais l’histoire, princesse. Tilmand, Bilipossa et Lacteng sont les micro-royaumes les plus puissants, ils mènent entre eux des guerres larvées depuis des siècles sans que quiconque ait pu prendre un ascendant déterminant sur les autres. Au fil des alliances et des trahisons, dès que l’un des royaumes a eu un avantage, les deux autres se sont empressés de collaborer pour lui barrer la route… jusqu’à aujourd’hui ! Aujourd’hui, Lerila n’a plus qu’à attendre la mort de Féénaur pour mettre la main sur son royaume en toute légalité, grâce à votre mariage avec son fils. Quant à ces imbéciles de Tilmandjos, ils ne pourront rien faire pour nous en empêcher : grâce aux manigances de ma reine, ils sont plongés dans une guerre civile depuis plusieurs mois. Leur roi, le Général en Chef de la Légion Mauve, a disparu sans laisser de trace. Et surtout, sans laisser d’instruction sur qui devait prendre sa suite ! De ce fait, tous les seigneurs de guerre tilmandjos un tant soit peu puissants sont en train de s’entre-déchirer. Encore quelques mois de ce régime et l’invasion de Tilmand par l’armée de Bilipossa ne sera plus qu’une formalité !

Voilà pourquoi je ne me préoccupe pas de politique, se dit Seronn. Je trouve cela aussi compliqué qu’inintéressant.
Aurais-je donc été maudite par les dieux ? se demanda Vhondé. Par le seul fait de ma fugue avec mon amant, la carte du sud du monde va être redessinée, avec son lot de guerres et de morts ? Je préfère mourir que de voir ces sinistres événements se produire !
Lerila de Bilipossa est responsable de la disparition du Général en Chef de la Légion Mauve ? pensa Jemril. C’est à cause d’elle que les luttes fratricides frappent mon pays ? À cause d’elle que mon général de frère a disparu ? Tu vas me le payer cher, sale garce ! Pour ça, j’aurai ta tête au bout d’une pique, je te le jure !

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Lun 16 Jan - 1:12

Très chouette fin qui laisse présager le meilleur pour le dernier opus de cette trilogie ^^

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Lun 16 Jan - 18:10

Eh ben! voilà, comme le dit Notsilounette, une très chouette fin!

Le final promet une troisième partie vraiment intéressante.

J'ai suivi toute l'histoire avec plaisir. J'ai, comme tu t'en doutes, adoré Seronn et ses diverses interventions m'ont toujours fait sourire.

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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Mar 17 Jan - 0:39

Bon, allé, j'ai un début de soirée "une famille formidable" pour lire cette fin en deux partie de pérégrination 2... courage, nous vaincrons, en espérant ne pas avoir trop de commentaires à faire, A l'assaut 6 !!!

Citation :
Leurs vivats sidérèrent Jemril, Seronn et Vhondé : qui étaient donc ces nouveaux venus ?
le terme ne serait-il un peu fort alors que tu ne poses au final qu'une question relativement modeste ? parce que là, avec ces ":" ce verbe est directement lié à la question et je trouve que les deux ne tapent pas dans le même registre.

Citation :
Si ceux-ci avaient galopé dans les premières dizaines de mètre de la
pente menant au village, ils ralentirent l’allure en même temps que le
terrain se faisait moins abrupt.
à vérifier mais là c'est plus une notion de verticalité, non ? http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/abrupt/ peut-être qu'un syno moins escarpé ferait mieux l'affaire.

Citation :
Leurs trois prisonniers captèrent des exclamations
avec des antennes ?????

Citation :
les renseignèrent quelque peu sur les cavaliers :
trop vague, à supprimer.

Citation :
– Ils nous avaient prédit que la déesse viendrait !
"prédisaient", simplicité. ("avaient prédit" pour conserver une antériorité, bien qu'elle ne soit pas nécessaire dans un discours direct)

Citation :
Alors que Vhondé, inquiète, et Seronn, ravi de cette ambiance festive, n’y comprenaient goutte, l’inquiétude gagna Jemril.
je verrais mieux ça en tout début de phrase.

Citation :
l avait gardé en tête les paroles de Delental concernant
J'ai la sensation d'un manque instantanéité là : "Il se rappela les paroles de Delental à propos de"

Citation :
C’était eux qui
pas terrible ce morceau, non ?

Citation :
vilage
oups, la boulette...

Citation :
en faisant miroiter sa grande importance
pas très précis tout cela... et tu ne pousses pas l'analogie au miroir et au reflet... c'est dommage.

Citation :
Ce que ces villageois frustres et obtus avaient interprété en faisant de
le premier a une drôle de sonorité, et ce participe présent n'est pas du meilleur effet, à mon avis.

Citation :
sort ces types réservaient-ils aux villageois… ainsi qu’à lui-même et à ses compagnons ?
connaissant le personnage, j'aurais plutôt pensé lire un truc du genre... "sort ces types lui réservaient... ainsi qu'à ses compagnons et aux villageois ?" pour rétablir ses priorités... encore qu'on pourrait même remplacer compagnons par "Vhondé".

Citation :
À ses yeux, leur élimination ne faisait aucun doute.
tu parles des sentinelles, là, non ? c'est pas très évident en première lecture... et ce verbe faire n'est pas du meilleur effet... "il ne doutait pas..."

Citation :
ce qui rassura quelque peu Jemril.
tu aimes bien ces deux mots très vagues... non ? tranche. Il est rassuré, ou pas ?

Citation :
n’allaient peut-être pas anéantir
"n'anéantirait pas"... simplifier, c'est pas mal non plus.

Citation :
il se rapprocha peu à peu d’un villageois portant un vieux sabre ébréché
à la ceinture. S’il le fallait, il se débarrasserait de l’homme et lui
volerait son arme. Même si les cavaliers l’emporteraient sans nul doute
en cas de
à voir pour supprimer ce superflue avec une belle reformulation.

Citation :
Quant à Seronn, il trouvait que les montures des arrivants étaient superbes.
sans l’auxiliaire, ça marche aussi.

Citation :
Comme il aurait voulu en posséder une, lui aussi
c'est utile, ça ?

Citation :
Comme il aurait voulu en posséder une, lui aussi ! Il était sous le
charme. Son homonyme de père n’avait jamais possédé de cheval, au grand
dam de Seronn. Il préférait les poules, qu’il possédait
elle est faite exprès la répétition, là ?

Citation :
S’il soutenait mordicus que certaines poules...
c'est un "si" qui appelle une condition, et j'ai du mal à la dénicher dans cette phrase.

Citation :
qui ne venaient jamais...ne lui parla jamais.
voilà le genre de mot qu'il vaut mieux ne pas répéter.

Citation :
Après sa mort, Seronn fils avait confié l’exploitation familiale à un voisin et ami, afin de répondre à l’appel de l’aventure
je pense que la causalité accepterait mieux quelque chose du genre : "Après sa mort, et afin de répondre à l'appel de l'aventure, Seronn..."

Citation :
Les cavaliers s’avancèrent au milieu des villageois en liesse.
enfin, parce que même en ayant ralenti, ils ont mis un sacré bout de temps à approcher, les cavaliers.
Citation :

Un carreau d’arbalète se planta dans l’œil droit d’Atepis.
Un peu brutal tout de même, mais un joli revirement de situation.

Citation :
passe l’arme à gauche
Ça tombe bien, y en a qu'un armé d'un sabre ébréché...
Citation :

prêts à la protéger en cas de grabuge.
???? et pis, ce "en cas de" ne reviendrait-il pas régulièrement dans le texte... j'ai la flemme de chercher.

Citation :
Des dizaines d’arbalètes étaient pointées
trop facile c'est passé antérieur, ils évitent de construire des phrases... parce que si "des dizaines d'arbalètes pointaient..." comme je m'aurai attendu pour décrire une action présente, attendrait un complément...

Citation :
D’autres avaient dégainé leurs épées, lances et autres sabres.
là aussi, comme plus haut, ça manque d’instantanéité...

Citation :
le chef des cavaliers sur un ton sans
"d'un" peut-être...

Citation :
d’un pas hésitant, tout en s’efforçant de
rien que pour cela, il serait nécessaire de reformuler.

Citation :
tremblements de peur qui ondulaient en elle.
les tremblements de peur, ça ondule ???? mef aux rapprochement un peu hasardeux... ou alors, il faut que tu expliques ce que tu veux dire par là.

Citation :
Seronn était serein : les villageois seraient idiots de s’opposer aux cavaliers. Ils avaient tout à y perdre.
"être" et "avoir" sont les seuls verbes conjugués ici, je crois que tu peux faire mieux.

Citation :
quitter les lieux le plus vite possible.
"au plus vite" ?

Citation :
qui régnait entre ses hommes
là, tu te mets à la place du chef... est-ce raisonnable alors que les points de vue de Jemril, Vhondé et Seronn suffisent déjà... "ces".

Citation :
ne pouvait que conduire
si cela ne peut que les amener là, alors "conduirait".

Citation :
se faufila parmi ceux de ses hommes
ce morceau ne me laisse pas une bonne impression, sans que je sache très pourquoi... à voir pour une reformulation.

Citation :
Les uns après les autres, les cavaliers firent demi-tour. Ils se
lancèrent au galop quand les villageois, ayant retrouvé un peu de
courage en même temps que les cavaliers quittaient les lieux, se mirent à
leur lancer des pierres, et à crier leur dépit et leur rage
je pense que tu dois pouvoir faire plus concis. Tu dis que les cavaliers quittent les lieux, alors qu'ils viennent de faire demi-tour au galop... le "en même temps que" alourdis... "mirent à leur lancer" revient à "lancèrent". Enfin, tu vois ce que je veux dire par plus concis... je ne m’étale pas.

Citation :
Il m’est arrivé toutes sortes de problèmes,
heuuu, "aventures" ???

Citation :
Soyez certain que mon père saura être généreux au vu de vos actes.
est-ce utile ?

Citation :
Le ricanement des cavaliers lui donnèrent la réponse glaçante.
"la"... es-tu certain que "une" ne conviendrait pas mieux... en que "réponse glaçante" n'opère pas une très grande suggestion sur moi.


Bon, allé, je vais m'arrêter là pour ce soir, j'essayerai de finir demain ... enfin, j'espère.
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MessageSujet: Re: Pérégrinations II : la déesse   Mer 18 Jan - 0:33

Allé, ce soir, je vais tenté de finir de lire et de commenter... je reprends là où je me suis arrêté hier.

Citation :
Dès que vous avez disparue il y a six mois,
Afin de planter temporellement, j'aurais mis le "il y a 6 mois" en premier... genre, "Il y a six mois, lorsque vous avez disparue, ..."

Citation :
Votre destin était tout tracé : vous deviez monter
La notion de "devoir" n'est pas exploitée à sa juste valeur, surtout après ce "destin" alors je propose de conjuguer "monter" direct... bien évidemment, le "marier" juste après serait aussi à conjuguer... surtout en l'abscence d'une notion d'obligation... ou de devoir et donc de structure différente du "devoir monter"...

Citation :
que les choses puissent aller si loin.
ça manque de style ces deux verbes... "aller" tout seul, j'aurais peut-être rien dit... mais les deux juxtaposé.

Citation :
Une fois de plus, elle s’en voulut d’avoir fait preuve de tant de
rouaouhhhh, jolie collection de petits mots dénués de sens... une reformulation s'impose, je pense.

Citation :
et lui lui aurait
je tique là dessus, surement fait exprès, mais c'est du langage purement parlé là... "il".

Citation :
commettre erreur sur erreur ?
"des chapelets d'erreurs"... avec des pluriels pour amplifier le nombre d'erreur...

Citation :
Vu son grand âge, il est loin d’être certain que ce bon vieux Féénaur soit capable d’avoir à nouveau des enfants.
Phrase à simplifier pour en revenir à la concision, elle me semble difficile à prononcer.

Citation :
l’héritière du trône de Lacteng la plus légitime
pareil que précédemment, "l'héritière légitime du Lacteng", au final, vu que l'on sait de quoi on parle, "trône" n'est même pas obligatoire. "demeure" est remplaçable par "paraisse" histoire de garder l'idée de "la plus".

Citation :
ma maîtresse pourra appuyer
???? "appuiera"...

Citation :
vous aurez ensemble pourra revendiquer
là, je suis d'accord, c'est raisonnablement utile... alors il n'en faut vraiment pas à celle d'avant.

Citation :
et le trône de Bilipossa et celui de Lacteng.
il faut trouver un moyen de les faire accentuer à la lecture, comme je pense qu'ils auraient été accentué à la diction. je ne sais, peut-être un entre virgule ", et,"... enfin, tu vois ce que je veux dire... ça aurait été un texte humoristiques tu aurais pu faire des parenthèse (avec des "et" accentués)... mais bon, là ça ne passerait pas.

Citation :
redevenir une nation unie pourrait bien devenir
là, ça ne va pas du tout... " "redeviendrait une nation unie" bon, cela nécessite de reformuler toute la phrase, mais je pense l'exercice nécessaire. Je veux bien que le sieur cavalier soit un peu réduit du chapeau, mais tout de même, il commande tout de même une escouade...

Citation :
ils ne pourront rien faire
là aussi, c'est nécessaire. Alors pitié, élimine tous les autres.

Citation :
d’instruction sur qui devait prendre sa suite !
ça doit-être exprimable autrement... en deux mots avec du sens par exemple... m'enfin, si cela de décolle pas trop du personnage. Quelque par, avec le discours qu'il tient depuis quelques pages, je pense qu'il est plus éduqué qu'il n'y parait.

Citation :
Encore quelques mois de ce régime
ça fait répétition évasive avec ça :
Citation :
dans une guerre civile depuis plusieurs mois.

Citation :
compliqué qu’inintéressant.
les deux termes sont à inverser, je pense que l'effet sera meilleur.

Pour ce qui est des pensées de chacun qui clôturent ce passage, je crois qu'il faudrait les séparer un peu plus... lu sur le forum, en tout cas, ça se mélange. Si non, je trouve que c'est une bonne conclusion à cette aventure. Même si c'est un peu brutal, ça ouvre sur la troisième partie.
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