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 Madlensiä

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Darkliser
Le ténébreux
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MessageSujet: Madlensiä   Mer 13 Jan - 23:43

Bonjour à tous !
Darkliser! Cela doit dire quelque chose à certain sur SWU lol!

Darth jahus et moi avons crée ensemble un monde qui se passe des millénaires après notre ère. Nos histoire se passeront dans la même ère mais seront indépendante l'une de l'autre.
Tous ce que j'attends de la part d'éventuels lecteurs, ce sont qu'ils aprrécient ce que j'écrit (normal) et si non, me le disent bien entendu ( il y aura surement beaucoup en la matière)




L'Energie

Tome I : Madlensiä

Chapitre 1 : Weric Casays



L'étoile orangée décroissait derrière les habitations de la petite ville Posewal. Les rues parcourues de nombreux autospeeders s'obscurcissaient au fur et à mesure de l'approche de la nuit. Le soleil couchant permettait encore d'apercevoir le centre administratif de la ville constitué d' immeubles élancés vers le ciel.
Une silhouette assombrie par le manque de lumière prenait tout son temps pour remonter l'allée principale malgré la fraîcheur de la fin d'automne.
Sac négligemment posé sur le dos par une bretelle, la démarche lente mais assurée, Weric Casays semblait être un homme de vingt ans comme les autres. Il était pourtant atypique. Weric aimait être solitaire mais il n'était pas pour autant timide de nature.
La plupart des élèves de l'université de Posewal savaient depuis le jour de la rentrée qu'il valait mieux le laisser tranquille. Son attitude désintéressée et ses manières arrogantes lui attiraient toujours des ennuis avec les étudiants les moins bien intentionnés. Les redoublants et petits délinquants voyaient en lui le souffre-douleur sur qui ils pourraient s'acharner sur toute une année.
Malheureusement pour eux, Weric savait se défendre.
Dès la rentrée, il y avait déjà deux mois, trois élèves d'une tête de plus que lui avaient tendu une embuscade à la sortie. Le seul qui avait osé l'attaquer s'était retrouvé à l'hôpital avec une fracture au doigt, impitoyablement tordu par Weric. Les deux autres s'étaient enfuis après avoir vu leur compère gémir de douleur sur le sol.
Le lendemain, l'attitude lâche de ses agresseurs eut ses raisons. En effet, ils avaient collé l'image du psychopathe à la peau de Weric. Il devint alors encore plus évité que du temps où il était au lycée.
Malgré son tempérament asocial, Weric avait toujours une attitude et des notes irréprochables en classe. Il avait conscience depuis très longtemps qu'il devait réussir ses études de cyber-médecine pour subvenir à ses besoins et ceux de sa mère.
Quand il n'étudiait pas, Weric passait son temps à lire des ordilivres sur le passé de l'humanité mais il s'intéressait aussi aux choses plus obscures comme la légende sur l'Energie. Une étrange force qui le fascinait depuis son enfance mais dont l'existence n''était pas avérée.
Brusquement, les lumières des néons incassables dominant toutes les rues de Posewal s'allumèrent en révélant le visage de Weric. Ses cheveux bruns et mi-longs allait de pair avec ses yeux marrons et lui donnait un air relâché. Il était vêtu d'une légère veste grise et d'un pantalon de la même couleur légèrement trop grand pour lui. Ses chaussures étaient en toile fine et résistante. Cela faisait bien près de cinq ans qu'elles n'étaient plus à la mode mais Weric s'y sentait à l'aise.
Ses pas devinrent légèrement plus rapides tandis que le froid le faisait frissonner.
Quelques minutes plus tard, il arriva devant une habitation identique à toute celles de la rangée. Le design métallisé de la maison de Weric permettait aux capteurs solaires d'absorber les rayons pour alimenter toute la maison en électricité. Le même procédé avait cours dans la quasi-totalité de tous les autres bâtiments de Posewal, et la petite ville n'était qu'une énième copie basée sur un modèle présent dans de nombreuses colonies humaines.
_ Weric Casays, marmonna Weric sans entrain.
La porte grise s'ouvrit dans un petit déclic. Le jeune homme passa sans un regard pour le jardin mal entretenu et entra chez lui. Il fut surpris que la porte ne soit pas verrouillée. Sa mère rentrant plus tard d'habitude, cela signifiait que la chasse n'avait pas été bonne.
Comme toujours, le lieu de vie de Weric était d'une propreté impeccable. Le sol brillait à la lueur des néons comme s'il avait été ciré toute la journée et chaque objet était à sa place.
Le responsable se trouvait dans le salon et se dirigeait vers Weric d'un pas mécanique.
_ Bonsoir maître Weric, dit une voix synthétique. Votre journée s'est-elle bien déroulée ?
_ Comme d'habitude Dwarbot...ma mère est déjà rentrée ?
Dwarbot était le robot à tout faire de la famille Casays. Il faisait partie de la série V2 à la pointe de la technologie...il y avait quinze ans. La puissante multinationale Cyberbot ne cessait de mettre chaque année des versions améliorées sur le marché. Mais Weric était heureux de garder Dwarbot qui restait encore à ce jour son seul véritable ami.
_ Maîtresse Elvira se repose dans sa chambre. Maître Weric souhaiterait t-il quelque chose ?
_ Oui. Cesse de m'appeler maître, je déteste ça, répliqua Weric tout en sachant que le robot ne pourrait pas lui obéir.
_ Selon les directives de Cyberbot...
_ C'est bon Dwarbot. Je vais me préparer à manger.
Weric regarda dans le frigidaire et prit un plat préparé. Il grimaça en lisant «  Bocell au choux roux » car il détestait le chou sous toutes ses formes.
_ Maîtresse Elvira vous fait savoir qu'elle aura besoin de vous demain soir.
_ Ah oui ! Elle part en chasse nocturne c'est bien cela ? Demanda Weric en s'asseyant à table.
Le robot acquiesça bruyamment de la tête à cause de ses servomoteurs. Ses photorécepteurs continuèrent de fixer son jeune maître tandis qu'il utilisait ses agiles bras métalliques pour mettre la table.
Weric soupira.
_ Les créatures les plus dangereuses et aussi les plus chères sortent la nuit. Elle prend de plus en plus de risques depuis que les chasseurs riches engagent des droïdes pour attraper le gibier. Bientôt le métier n'existera plus.
_ Orane a été colonisée il y a seulement soixante ans. Jusque-là, le problème de la faune locale était minime comparé à l'importance d'aménager des villes habitables pour les humains. C'est différent maintenant, raisonna Dwarbot. Les carnivores sentent la menace des humains sur leur territoire.
_ Ils deviennent de plus en plus audacieux. La semaine dernière, un chasseur a été piétiné par des ourouds.
Le vocabulateur de Dwarbot gémit :
_ Je m'avoue très heureux de ne pas participer à ses séances de tueries parfaitement inadaptées et incompréhensibles pour quelqu'un comme moi.
Weric termina son repas sans faire la fine bouche.
Il se disait souvent que l' IA de Dwarbot était anormalement développée comparé à celle habituellement accordée aux robots ménagers.
N'ayant rien d'autre à faire, il monta à l'étage avec l'intention de faire ses devoirs. Son professeur de cyberbiologie lui avait en effet donné une rédaction excessivement difficile sur les propriétés de « la gomme ». Connaître cette substance sur le bout des doigts étaient fondamental pour sa section puisqu'elle seule assurait la compatibilité entre les tissus humains et des organes cybernétiques ou des greffes.
L'adolescent passa près de la chambre de sa mère sans faire le moindre bruit et entra dans la sienne.
La pièce paraissait étrangement vide à première vue. Tout semblait incorporé dans les murs, à peine visibles. Les étagères, remplis d'ordilivres, cachaient entièrement deux faces de la chambre. Les deux autres étaient occupés par un bureau intégré lui aussi dans le mur et une large fenêtre.
_ Lumière, dit-il tandis qu'un éclairage légèrement bleutée apparaissait.
Weric se dirigea vers sa table de nuit et prit une télécommande juste à côté d'un petit réveil gris qui lui indiquait qu'il était 20H10. Il appuya sur un bouton et se décala dans le même temps d'un pas sur le côté. Une bonne initiative puisque une couchette sortit brusquement du mur. S'asseyant dessus pour se détendre, Weric se rappela qu'il avait encore son sac sur le dos et se leva pour le placer à côté du bureau entièrement transparent.
Passionné de l'histoire de l'humanité, ses pensées dérivèrent sur de grands événements historiques ayant eu lieu avant l'an zéro et le Grand Recommencement. Il y avait six cent soixante six ans, personne ne savait pourquoi les humains s'étaient enfuis de leur planète natale, la Terre. Probablement un gigantesque cataclysme en avait été la cause mais cela n'expliquait pas pourquoi ils avaient quitté la Voie Lactée pour Andromède. Selon la légende, la technologie terrienne était loin d'être suffisante pour les voyages intergalactiques. Une espèce dont l'existence était douteuse, surtout sur une petite planète ignorante comme Orane, appelé les farens avaient jadis aidé les humains à s'échapper et à s'établir dans la galaxie d'Andromède. En six cents ans, la Nouvelle Terre et bien d'autres planètes avaient été colonisées et urbanisées sous le règne du Gouvernement Unifié semblable à celui qui existait avant l'an zéro.
L'Histoire était ensuite précisément relatée en allant de la construction de vaisseaux spatiaux jusqu'à la colonisation de Minal. Weric épluchait tous les ordilivres ou documents historiques qu'il pouvait trouver mais les farens n'étaient pas mentionnés, pas plus que la mystérieuse Energie qu'ils contrôlaient selon la légende. L'Energie était une force mystique et méconnue dont la présence était encore moins prouvée que celle de la magie.
Même si comme le disait souvent sa mère, Weric avait parfois tendance à rêver et à imaginer des choses. Elle ne pouvait nier que certaines suppositions que son fils n'étaient pas dénuées de sens bien que totalement invérifiables.
Ainsi lorsqu'il partaient dans des théories échevelées pour expliquer les pouvoirs fantastiques que l'on attribuait à d'anciennes figures historiques comme Hercule ou Merlin, seul Dwarbot le croyait et débattait avec lui.
Perdu dans ses pensées, le temps défila sans qu'il s'en rende compte. La lassitude l'envahit et il préféra dormir avec une vague pensée pour son devoir qu'il ferait le week-end.



Le lendemain, Lorsque Weric se réveilla, un rapide coup d'oeil au réveil lui apprit qu'il était en retard.
Comme quasiment toutes les nuits, il n'avait pas beaucoup dormi à cause des cauchemars qu'il faisait régulièrement
Weric s'habilla en vitesse, dévala les escaliers avec le sac sur le dos et attrapa un morceau de pain qu'il engloutit en quelques bouchées.
Lorsqu'il arriva, essoufflé, auprès de l'aérobus, celui-ci s'apprêtait à partir. Weric parvint à rentrer de justesse au milieu des autres élèves de son quartier.
Le jeune homme s'assit au fond contre une vitre sans faire attention aux autres passagers absorbés dans leurs conversations. Il remarqua une fille d'à peu près son âge non loin de lui qui le fixait de ses yeux en amande.
Une secousse ébranla l'aérobus lorsqu'il s'arrêta pour prendre d'autres élèves. Apparemment, les freins ne fonctionnaient pas très bien. Les répulseurs des aérobus étaient normalement censés absorber toutes sortes de chocs.
« Mais quel genre d'étudiant s'intéresserait à ce genre de détails ? » se demanda Weric en secouant la tête.
Repoussant une de ses mèches rebelles, il jeta un coup d'oeil par la vitre pour tenter de se distraire.
Quelques posewaliens marchaient déjà dans les rues propres, se rendant probablement à leurs emplois respectifs. Sûrement allait-ils encore accomplir une journée type qu'ils avaient déjà faite des milliers de fois dans leur vie.
Malgré lui, Weric pensa que ce phénomène s'appliquait à lui. Chaque jour, il allait à l'université pour apprendre. Ce n'était peut-être pas toujours les mêmes cours mais il trouvait qu'ils se déroulaient trop lentement.
Il aurait donné n'importe quoi pour qu'il se passe quelque chose qui le sorte de cette existence ennuyeuse et répétitive.
Sentant qu'il était épié, Weric tourna la tête et constata que la fille de tout à l'heure ne l'avait pas quitté des yeux. Le jeune homme détestait être espionné et ne se gêna pas pour le lui faire savoir en lançant un regard noir. Celle-ci ne réagit pas et se contenta de se lever pour quitter l'aérobus.
Weric s'aperçut brusquement qu'il était arrivé à l'université et se dépêcha de descendre avant que le contrôleur robot ne referme les portes.
_ Hé Weric !
« Oh non ! Pas lui ! »
_ Salut David, lança néanmoins l'interpellé. Que veux-tu ?
Un garçon blond de l'âge de Weric arriva devant lui. À en juger par son expression gênée, David avait déjà compris que Weric n'était pas d'humeur à subir son petit jeu du faux ami.
_ Oui je vois, enchaîna Weric sur un ton mauvais. Tu veux sans doute me demander de venir avec moi à la chasse ? La réponse est non comme d'habitude ! Il n'y a pas de place pour les peureux dans ton genre.
David rougit légèrement mais reprit contenance en sortant un petit cube multicolore.
_ Je peux te filer les dix saisons de « Les mythes oubliés de la Terre » en CH-HD, fit-il en sachant que Weric adorait cette série.
Weric regarda sa montre en soupirant et se rendit compte qu'il était presque en retard.
_ Je sais pas si tu le fais exprès d'être débile comme ça mais je vais te l'expliquer simplement. Ma mère et moi sommes chasseurs car nous ne sommes pas pleins aux as comme toi et tes amis.
_ Et alors ?
_ Je n'ai pas de salle holographique pour lire ton holocube ! Lança le chasseur en fronçant les sourcils.
L'expression stupéfaite, presque offensante, de David commença à échauffer Weric. L'idiot devait se sentir supérieur à lui.
_ Si tu m'emmènes ce soir, je te payerais mille unités...
Le jeune homme sentit une nouvelle bouffée de colère l'envahir. Ce type lui proposait maintenant de le payer comme un vulgaire mercenaire. D'un autre côté, de l'argent serait le bienvenue pour lui et sa mère. Weric pourrait aussi s'arranger pour que l'excursion ne se passe pas comme l'imaginait David. Un plan machiavélique se dessinait dans son esprit.
Si tout fonctionnait, Weric se retrouverait avec un parquet d'argent en plus et un lèche-botte en moins.
_ On verra dans ce cas. Rendez-vous ici en fin de journée, dit-il en souriant pour la première fois de la journée.

********************************************


Weric se rendit à son premier cours de la journée sur la cybernétique. Le professeur, presque entièrement chauve, annonça qu'il parlerait de l'intelligence artificielle des nanorobots.
Tous les élèves de la classe branchèrent une interface neuronale sur leur occiput relié à un ordilivre. Les propos du professeur s'inscriraient par la pensée directement sur les pages électroniques. C'était un moyen bien plus pratique que l'utilisation des archaïques stylos d' il y avait cinq siècles. Le seul inconvénient était la perte de concentration entraînant l'écriture d'incohérence ou pire, de choses qui n'avaient rien avoir avec le cours. Mais Weric était rarement distrait contrairement aux autres garçons de sa classe. La plupart ne pensaient qu'aux filles et il arrivait fréquemment que des phrases vulgaires s'inscrivent dans leurs ordilivres.
La matinée se poursuivit lentement avec un cour de francelien, la deuxième langue la plus utilisée après l'anglésien. Le garçon asocial ne s'aperçut pas qu'il était observé de temps à autre jusqu'à la sonnerie annonçant midi.
Le jeune homme se fit accoster par trois voyous alors qu'il venait à peine de finir de manger. Il les reconnut tout de suite, c'était ceux à qui il avait fait subir une cuisante humiliation à la rentrée.
_ Weric Casays ? Demanda le plus grand sur un ton méprisant.
Tout depuis son jean délavé jusqu'à sa façon de mâcher son chewing-gum indiquait qu'il aimait la violence.
_ Je me rappelle de toi. Comment vont tes doigts ? demanda effrontément Weric en posant son sac sur le sol pavé.
_ Mieux depuis qu'ils savent qu'ils vont se serrer autour de ta gorge. Je suis Harris Tartan mais ne te méprends pas, c'est juste pour que tu saches le nom de celui qui va t'envoyer à l'hôpital. Et voici Lance et Cedric.
Weric n'avait pas peur de ses trois adversaires mais il ne voulait pas se faire renvoyer pour cause de violence. Au moins, cette partie de la cour semblait vide. Harris ne manqua pas de voir son hésitation.
_ Si vous me laissez tranquille, tes doigts resteront en bonne santé. Je pensais que la leçon précédente que je t'ai donné suffirait à te faire comprendre...
_ Allez les gars ! À trois nous prendrons notre revanche ! cria Harris suivi par ses acolytes.
Le dénommé Lance, un basané aux épaules massives, tenta de l'agripper mais Weric dégagea ses bras et lui envoya un crochet du droit dans la figure.
_ Dégagez de là ! Lança Weric en donnant un violent coup de genou dans le ventre du second voyou.
Lance tenait son nez ensanglanté d'une main mais il se rua sur Weric avec un beuglement de sanglier blessé. Il se prépara à l'esquiver quand une vive douleur à la tête le fit tituber. Les étoiles dansèrent autour de lui, brouillant sa vue.
Harris Tartan avait profité de la confusion pour le frapper par derrière et souriait d'un air satisfait tandis que le basané envoyait un impressionnant placage avec l'épaule.
Weric se sentit décoller du sol. Il atterrit douloureusement par terre une fraction de seconde plus tard.
_ Laissez-le ! cria une voix féminine.
Harris et ses compères tournèrent la tête vers la nouvelle arrivante.
_ Et si on restait pour le battre ? Que ferais-tu ? Un procès ?
_ Tartan...toujours dans les mauvais coups ! Depuis le temps, tu devrais savoir depuis le temps que je n'utilise pas l'influence de mon père, répliqua la mystérieuse fille.
Harris hésita un moment puis lui lança un sourire méprisant en faisant signe à ses acolytes de filer.
Satisfaite, la fille s'accroupit auprès de Weric tandis que celui-ci tentait de se relever.
_ Je m'appelle Adéna. Tu allais passer un mauvais quart d'heure.
Des yeux bleus en amande, cette chevelure lisse...Weric la reconnut. Elle n'avait cessé de l'observer dans l'aérobus.
_ Pourquoi es-tu intervenue ? demanda le jeune homme d'un air méfiant.
Adéna sourit et répondit.
_ Je n'aime pas la violence gratuite et ceux qui la pratique. D'ailleurs, je t'ai trouvé exactement comme eux sauf que tu étais en légitime défense.
En grimaçant, Weric parvint enfin à se relever et domina Adéna de sa taille.
Son expression sombre indiquait tout à fait qu'il était en colère.
_ Je me fiche de ce que tu penses et à l'avenir, n'interviens plus dans mes affaires.
Il cracha du sang avant de s'éloigner d' Adéna qui semblait surprise de sa réaction aussi peu reconnaissante.

**********************************

Un homme enveloppé d'un long manteau noir conduisait un autospeeder en direction du quartier où habitait l'une des cibles. En tant qu'Esrii c'était son rôle d'assurer la continuité de son Ordre. Les humains comme lui étaient très peu choisis mais on lui avait assuré que la génération actuelle sur Orane promettait beaucoup.
« C'est ici Melcus »
_ Oui je le sens aussi, dit l'homme à haute voix.
Il gara son autospeeder devant une petite maison d'aspect un peu délabré. Ses capteurs solaires perdaient leur éclat et certains semblaient même être fendus.
Melcus s'approcha de la porte d'entrée et sonna. Un robot d'une ancienne série de Cyberbot vint l'accueillir.
_ Bonsoir, vous êtes dans un domaine privé. Le propriétaire n'est pas là, repassez plus tard, annonça le robot d'une voix mécanique.
_ Attendez ! Puis-je savoir où le trouver ?
_ Il est allé chasser dans la forêt. Je vous conseille cependant de rester dans Posewal si vous ne connaissez pas le genre d'animal qui y vit, répliqua le droïde. Ils ont tendance à sortir surtout à la tombée de la nuit.
L'Esrii leva les yeux vers le ciel.
Les heures étaient passées trop vite et il n'avait encore trouvé aucune de ses cibles.
Melcus s'éloigna tandis que Dwarbot reverrouillait la porte.
« Le fils est un étudiant de 20 ans donc nous le trouverons probablement à l'université de Posewal ».



Dès la fin des cours, Weric avait amené David devant un petit entrepôt situé à la périphérie de la ville. Le jeune chasseur devait déjà se faire violence pour ignorer son compagnon exaspérant qui n'avait cessé de lui parler sur le trajet. Les allusions bien senties de David sur sa pauvreté et sa vie marginale lui faisaient regretter d'avoir accepter le marché.
_ Qu'y a-t-il là-dedans ? Questionna l'étudiant blond.
Weric ne répondit pas et s'approcha du tableau de commande à reconnaissance digitale. Il tapa le code et fit analyser sa main.
_ Si toi et ta mère en êtes encore aux dispositifs de reconnaissance digitale, vous devez vraiment être mal payés. Je te plains Weric...
Un bip aigu signala la validation de la combinaison tandis que la porte s'ouvrait en deux.
_ Ta sollicitude me touche vraiment, mentit Weric, un sourire ironique sur les lèvres. Maintenant ne touche à rien ! Je n'ai pas envie d'aller en prison parce qu'un fils de riche comme toi se sera tué en manipulant un cutter laser ou une carabine Arakyd.
Weric disparut dans les rangées qui remplissaient presque tout l'espace de l'entrepôt. Il y avait là un véritable bric à brac de divers outils pour réparer les speeders ou bricoler. Mais le chasseur n'avait pas besoin de ça et alla dans le rayon des armes et des pièges.
Sa vieille carabine Arakyd était posée dans un râtelier comme d'habitude. Le jeune homme l'avait achetée il y a quatre ans pour sa précision, sa puissance...et son prix avantageux. Le principal inconvénient se situait au niveau des cellules à plasma qui se vidaient très vite, si bien que Weric n'avait droit qu'à trente tirs avant de devoir en changer.
_ Weric ! On dirait que tu as saigné. Tu t'es battu ?
Si Weric avait pris soin de se laver la figure avant de revenir en cours, il n'avait en revanche rien fait pour la plaie au dos que lui avait faite ce Lance. Des taches rouges coloraient son tee-shirt mais il ne se plaignait pas.
_ Ferme là et contente-toi de prendre ce piège à ourouds.
David s'exécuta en soupirant tandis que Weric prenait une ceinture remplie de divers objets.
_ Waaah c'est génial ! Je peux en avoir une ? C'est quoi ça ? demanda David en montrant un petit objet rectangulaire.
_ Il faut être chasseur pour avoir une ceinture et ceci, mon cher petit et ignorant David, c'est un détecteur d'animaux. Il permet aux chasseurs de repérer leurs cibles à un kilomètre à la ronde grâce aux cris, grognements ou bruits qu'ils font.
Weric enfila son gilet de chasseur en nanofibre de titane. Pour plus de sûreté, il en donna un à David qui pour une fois sembla impressionné par l'équipement.
_ Ce genre de gilet arrête même les lasers des petits pistolets. C'est sûr aucun animal ne peut nous faire de mal.
Weric sourit avec un air mauvais.
_ Les créatures qui vivent en dehors de Posewal peuvent faire bien plus qu'une simple éraflure sur un gilet. Je peux te l'assurer. À propos, où est mon argent ?
David suivit Weric jusqu'à l'extérieur et lui répondit qu'il lui donnerait la somme convenue lorsqu'ils seraient dans la forêt.
_ Où est ton autospeeder Weric ? Demanda David en croisant les bras.
_ Ma mère l'a pris. Je crois qu'il va nous falloir marcher, lança le jeune homme avec une joie farouche. Tu n'as pas l'habitude n'est-ce pas ?
_ J'en ai marre de tes insultes Casays ! J'ai bien envie de partir avec ce gilet sans rien te donner en retour ! Fit David, finalement excédé par Weric.
Changeant brusquement d'attitude, Weric braqua son fusil sur David avec une expression meurtrière.
_ Si tu me trahis, je te tue, annonça t-il simplement.
Il approcha le canon de l'arme près du front de David qui se figea de peur. Le déclic de la gâchette se fit entendre mais rien ne sortit.
_ Ah zut ! Une chance pour toi que j'ai oublié d'enlever le cran de sûreté...
Toujours immobile, David regarda son cruel condisciple passé devant lui en lui faisant signe de le suivre. Mais il n'était plus sûr de vouloir venir maintenant qu'il cernait un peu mieux l'étrange personnalité de Weric.


Dernière édition par Darkliser le Mar 19 Jan - 20:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Jeu 14 Jan - 0:34

Va déjà te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas, vilain. tongue

Et je lirai ton texte demain, il est trop tard, je suis trop fatigué et surtout trop abruti par l'intégralité de Kaamelott que je suis en train de me taper, na !

Wink

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Jeu 14 Jan - 14:11

Pareil pour moi, je lirai cela dans la journée, voir dans la soirée! Wink

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Ven 15 Jan - 12:38

Et voilà, c'est lu!^^

C'est plutôt sumpa comme histoire. Enfin, ce n'est qu'un début, il m'est donc difficile de juger clairement toute l'histoire ;p
Mais, pour le moment, j'aime bien! Very Happy
En tout cas, c'est riche en vocabulaire spécifiques à l'époque et l'univers. C'est une chose que j'apprécie beaucoup dans une histoire.

Quelques petites fautes, cependant:

Citation :
Le design métallisée de la maison
métallisé
Citation :
L'Energie était une force mystique et méconnue dont l'existence était encore moins avéré que celle de la magie
avérée
Citation :
les freins ne fonctionnait pas très bien.
fonctionnaient
Citation :
Il attérit douloureusement par terre une fraction de seconde plus tard.
atterrit
Citation :
Et si on restais pour le battre ?
restait
Citation :
Les heures étaient passés trop vite
passées
Citation :
Si toi et ta mère en êtes encore au dispositifs de reconnaissance digitale
au dispositif
Citation :
Sa vieille carabine Arakyd était disposé dans un râtelier
disposée
Citation :
lui donnerais la somme convenue
donnerait

Voilà! J'attendrais donc la suite patiemment Wink
Bonne continuation!

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Ven 15 Jan - 12:52

Hé voilà Den Shocked Laughing

Merci pour ton commentaire et d'avoir pris le temps de corriger les fautes. Je les ai déjà corrigé mais j'imagine que si Notsil passe par là, elle en trouvera d'autres lol
Le chapitre 2 est déjà fini mais je vais attendre encore pour ne pas présenter un travail bâclé.
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Ven 15 Jan - 13:10

Je suis dans le jus, pas de remarques ni de lecture pour moi avant demain.

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Sam 16 Jan - 13:31

Je reporte la lecture parce que j'ai passé beaucoup de temps sur le texte de Darth jahus mais cela viendra ne t'inquiètes pas.

J'ai encore pleins de pages à relire corriger sur mon dernier roman avant de le mettre en ligne et de submerger minos de lecture pour un bon moment puisqu'il doit me bétalire.......

Allé à plus.....

Et bienvenue sur galeir puisque tu ne sembles pas décidé à faire une présentation.
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Lun 18 Jan - 19:40

Chapitre 2 : La seule que je voulais sauver





Telle une ombre inquiétante et inarrêtable, l'obscurité fondit sur la forêt de Perican entourant Posewal. Il régnait un silence anormal, presque surnaturel. Aucune brise ne venait provoquer les délicates feuilles et brindilles. La faune semblait, elle aussi, se taire, comme si elle était endormie.
Ce n'était pourtant que pure illusion. Le détecteur d'animaux de Weric fonctionnait à son maximum mais sa concentration était gênée par le bruit de la respiration rauque de David.
_ David...Fais moins de bruit, chuchota Weric avec agacement. Tes pas sont si lourds que même un ouroud t'entendrait avant même que tu ne puisses suspecter sa présence.
Il brandit sa carabine Arakyd pour repousser silencieusement un branchage. Ses sens étaient aux aguets car le détecteur d'animaux pouvait avoir des ratés.
_ Désolé mais je n'y vois p...
Weric s'arrêta un instant et décrocha deux rectangles argentés de la ceinture. Peu habitué à voir dans le noir, David jeta un coup d'oeil interrogatif tandis que Weric actionnait l'un des objets. Une paire de lunettes se matérialisa dans un petit cliquetis.
_ Lunettes infrarouge comme dans les bons vieux films, signala Weric en les donnant à David.
Une fois équipé, le chasseur reprit silencieusement la marche en avant. Un autre gadget relié au détecteur d'animaux lui permettait de repérer les autres chasseurs afin d'éviter des meurtres accidentels. Frémissant doucement, l'appareil signalait justement la présence d'un collègue qui n'était autre que Elvira, la mère de Weric.
Vaillante, ingénieuse, courageuse...les mots ne manquaient pas pour décrire Elvira. Ses talents de traqueuse étaient presque devenus légendaires parmi les chasseurs de Posewal. Malgré toute sa bonne volonté, Weric ne pouvait l'égaler. De temps à autre, il se demandait si elle n'avait pas quelques dons connus seulement d'elle. Cette possibilité, le jeune homme l'avait envisagée, tellement sa mère était impressionnante par bien des aspects. A commencer par sa capacité innée à trouver les bêtes, même les plus rares. Les ourouds, des mammifères ayant une tendance à l'embonpoint, étaient des créatures banales mais qui restaient modérément dangereuses. Weric en avait déjà tué des quantités. Mais ce n'était rien comparé à l'exploit qu'il avait accompli l'année dernière en abattant un stronsom, un redoutable prédateur reptilien de six mètres de long. Une prime conséquente avait été versée pour cette prise, lui permettant de payer ses études à l'université. Weric était conscient de la chance qu'il avait eu de tomber sur une de ses créatures et d'en réchapper avec seulement quelques contusions. Sa mère arrivait à en chasser un tous les deux mois environ et même Weric n'avait pas pu tirer quelques secrets de ses excursions avec elle. Une ackla représentait le dernier défi à remporter pour Elvira.
Le jeune chasseur frissonna rien que de penser à la seule fois où il avait aperçu l'énorme insecte. Des pattes innombrables et velues, des crochets venimeux à souhait pouvant empaler un humain sans problème, un corps immense résistant aux lasers, une ackla n'avait rien de comparable à tout ce qui se trouvait dans Perican. Selon certaines sources, elle n'apparaissait que lors des nuits noires.
« Comme celle-ci » pensa Weric.
Mais il doutait que des acklas se promènent aussi près de la ville et il faudrait vraiment être suicidaire pour se promener au coeur de la forêt avec si peu de protection. Il était probable qu'il ne tuerait que quelques ourouds si David parvenait à ne plus faire de bruit.
Décidant de prendre la direction menant à sa mère, Weric passa son fusil derrière son dos et escalada une pente un peu abrupte. David le suivit sans rechigner.
«  Il a enfin compris qu'on ne plaisante pas avec moi »
Soudainement, son détecteur se mit à émettre d'étranges grognements que Weric connaissait bien.
« Des ourouds...et nombreux en plus »
Il se tourna vers la forme orangée de David.
_ Il y a des ourouds quelques mètres plus loin. Je te conseille donc de rester sous ce buisson et de me regarder faire.
L'étudiant blond acquiesça brièvement. Weric ne sut dire s'il tremblait de peur ou d'excitation mais après réflexion, cela lui était égal.
« Vu le personnage, il est sûrement terrifié » songea Weric aven délectation.




Obéissant à Weric, David se cacha dans les buissons feuillus. Ses lunettes infrarouges repéraient des formes jaunes s'agitant au loin devant Weric. Sa peur ne s'était pas évanouie mais il ne tenait pas à passer pour un froussard aux yeux de son guide qui s'empresserait de le raconter à toute l'université.
De cela, David était sûr.
Il tenait cette méfiance envers quiconque de l'homme d'affaire qu'était son père.
« Aucun humain ne peut être digne de confiance car notre espèce est corrompue » disait son père.
Son coeur se mit à battre la chamade lorsqu'un couinement aigu s'éleva faiblement. Cela venait de derrière lui. Pourtant, même la vision infrarouge ne l'aida pas à repérer ce qui avait produit ce son.
La curiosité prenant le pas sur la peur, David décida d'aller voir. Il découvrit enfin les coupables au détour d'un arbre.
« Des petits ourouds ! »
Les pauvres créatures ne semblaient pas avoir plus de quelques semaines. Elles avaient très faim ; David le voyait à leur mâchoire grande ouverte réclamant un peu de viande fraîche.
« ...ou du lait »
Fasciné, David enleva ses lunettes et observa les ouroudeaux qu'il voyait pour la première fois. Il s'amusa un instant à frustrer les mammifères en leur présentant sa main puis en la retirant au dernier moment. Il oubliait la situation précaire dans laquelle il se trouvait.
L'un d'eux se mit à miauler de colère.
Un craquement sourd surprit le jeune étudiant qui se retourna juste assez vite pour voir un coup de patte le frapper au niveau des côtes. Le choc l'étourdit mais le gilet l'empêcha d'être sérieusement blessé.
Un imposant ouroud se tenait devant lui, les babines retroussées et prêt à lui lacérer la gorge pour protéger sa progéniture.
Terrorisé et dégoulinant de sueur, David cria à l'aide tout en reculant à quatre pattes jusqu'à un arbre. L'ouroud s'apprêtait à se jeter sur lui mais une bille bleue traversa l'air et le frappa à l'épaule.
Arme braquée sur l'animal mugissant de douleur, Weric arriva auprès de David et s'employa à lui faire reprendre ses esprits.
_ Allez David ! Réveille-toi ! Je t'avais dit de ne pas bouger !
Tous deux se levèrent non sans mal tandis que le détecteur s'affolait. Weric réagit au quart de tour mais les trois ourouds qu'il traquait fonçait sur eux. Les hurlements les avaient sans doute copieusement énervés.
Bousculé, Weric tomba tandis que David prenait la fuite bientôt poursuivi par un immense ouroud. Les deux autres tournèrent leur grosse tête vers Weric qui maudit l'imprudence de David tout en cherchant des yeux sa carabine.
« Tant pis pour cet abruti, il n'avait qu'à m'obéir »
Le jeune homme recula doucement sans geste brusque pour calmer les bêtes. Se baissant, il reprit ses lunettes à infrarouge mais constata qu'elles ne fonctionnaient plus à cause d'un choc qui les avait fendues. La quasi-obscurité de la forêt lui laissait très peu de chances de retrouver sa carabine, probablement à moitié cachée par des feuilles mortes ou des fougères.
Les yeux écarquillés pour essayer de distinguer au mieux ce qui l'entourait, Weric eut une idée qui pourrait s'avérer payante, et même lui sauver la vie. Il tâtonna sa ceinture à la recherche de sa lampe qu'il n'utilisait qu'en dernier recours car la lumière attirait de nombreuses créatures.
S'exhortant à garder son sang-froid, il attendit que les ourouds se rapprochent de lui, puis au dernier moment, fit jaillir la lumière du cylindre à la puissance maximale.
Les ourouds reculèrent brusquement, en proie à un aveuglement temporaire. Profitant de la diversion, Weric fit volte-face et courut le plus vite qu'il put dans la direction opposée. Il ne s'inquiéta même pas de constater que la forêt s'épaississait davantage. La seule chose qui lui importait était de se mettre hors de portée des ourouds. Ignorant les ronces qui lui martyrisaient les jambes, Weric continua jusqu'à trouver une cavité sous un rocher. Cela lui servirait d'abri jusqu'à qu'il trouve une solution pour survivre.
Sans lunettes à infrarouge ni arme lourde, il était impossible de survivre bien longtemps dans Perican. Bien peu avaient survécu une nuit entière dans cette forêt et en étaient revenus pour la raconter.
Weric jura intérieurement. Son relieur de chasseur ne parvenait plus à repérer celui d'Elvira mais le détecteur d'animaux fonctionnait encore. Il ne lui restait plus d'autres solutions que d'attendre en espérant passer inaperçu jusqu'au petit matin.
Il se surprit à avoir une pensée fugitive pour David. Son sort lui importait peu mais l'étudiant arrogant ne méritait pas de finir déchiqueter par des ourouds.
« Bah...j'ai l'argent au moins » se consola t-il.
Les minutes passèrent sans que rien de notable n'alarme Weric. Plusieurs fois, il eut l'impression que des yeux lumineux l'observaient mais aucune créature ne l'avait encore approché. Son détecteur indiqua pourtant que quelque chose s'approchait de lui par derrière. Quoique soit cet animal, il se trouvait exactement derrière le rocher qui lui servait d'abri.
Dégainant son arme d'appoint, un petit pistolet de poche, Weric sortit prudemment de sa cachette et passa la tête.
Rien.
Le jeune homme se leva et fit une roulade avant en braquant son arme pour se retrouver devant... un espace vide.
«  Le détecteur doit encore avoir des ratés » se dit-il en se détendant.
Avant même d'avoir pu réagir, Weric sentit une main l'agripper et le soulever comme un nouveau-né.
_ Tu aurais dû penser à regarder en haut, chasseur, annonça calmement une voix grave.
Grand et vêtu d'un long manteau, un homme tenait Weric par l'encolure à environ trois mètres du sol.
_ En effet, j'aurais dû regarder quel étrange animal pouvait se percher sur les rochers en attendant que passe une proie, répliqua Weric en essayant de se dégager en vain de l'impressionnante force de l'inconnu.
_ Où est Elvira Casays ? demanda t-il en serrant la prise.
_ Si je le savais, je ne vous le dirais pas, répondit Weric en parvenant de justesse à rester de marbre. Seul les lâches trahissent leurs collègues de la sorte.
Le visage de l'étranger se troubla imperceptiblement alors qu'il fixait intensément les yeux de Weric. Il le relâcha finalement avec une exclamation peu flatteuse.
Ramassant son pistolet, Weric resta méfiant envers cet homme qui l'avait, autant qu'il le sache, agressé sans raison.
_ Qui êtes-vous et pourquoi voulez-vous trouver Casays ? demanda Weric en s'efforçant de donner l'impression qu'il n'était pas un proche d'Elvira.
_ Mon nom est Melcus. Quant à la raison qui m'amène ici, tu ne me croirais pas si je te l'expliquais.
_ Allez-y quand même ou je me servirais de cette arme.
Le dénommé Melcus se figea instantanément, puis éclata de rire sans craindre d'alerter des prédateurs.
_ Un pistolet de survie R5, n'est-ce pas ? Je suis désolé de t'apprendre qu'il ne me tuerait pas.
Les traits se durcissant à nouveau, Melcus fit un geste d'une incroyable rapidité. Le petit canon de l'arme de Weric tomba dans les herbes, coupé net. Malgré sa certitude que cet homme voulait du mal à sa mère, le posewalien ne put s'empêcher d'être admiratif.
_ Comment avez-vous fait ça ? Un cutter laser ?
_ Peu importe mais maintenant tu es à ma merci. J'ai besoin de ton détecteur pour trouver Elvira Casays et tu vas venir avec moi, dit l'homme.
_ Pourquoi ?
_ Sans ton détecteur, tu ne passerais pas la nuit dans cette forêt. Tu comprends ? Je n'ai pas envie d'avoir ta mort sur la conscience
Weric prit le temps de réfléchir quelques secondes.
Il pourrait essayer de s'enfuir mais ce Melcus était bien plus fort et rapide que lui. De plus, Weric risquerait de se faire surprendre par un stronsom ou un ouroud. D'un autre côté, le jeune chasseur voyait que Melcus n'était pas un tueur mais il n'allait pas lui faire confiance pour autant.
_ Très bien ! Je viens avec vous, concéda finalement Weric, la mine sombre.
Ne lâchant pas des yeux l'étranger, il savait que ce n'était qu'une autre partie de chasse. L'ennemi avait juste une apparence humaine mais Weric guettait en attendant le bon moment pour gagner la partie.


*****************************************************


Véritable ombre fondue dans la forêt, silencieuse et légère, Elvira ne chassait plus. Ses mains gantées se crispaient sur le canon de son fusil tandis qu'elle recherchait la présence de son fils sur le détecteur.
Son détecteur d'animaux avait signalé la présence de nombreux ourouds à l'endroit où se trouvait Weric quelques minutes auparavant. Elle était tombée sur un jeune homme blond qu'elle avait dû aider à sortir de la forêt. Elle passerait un savon monumental à Weric pour avoir fait courir des risques à un amateur.
Son bon sens la prévenait de ne pas s'enfonçait seule dans Perican car même un bon équipement ne garantirait pas sa survie. Seulement, son fils était en danger et elle l'aimait, de tout son coeur. Elvira donnerait sa vie pour lui, parce qu'il était aussi promis à un fabuleux destin.
Elle entendit un étrange bruit ressemblant à un murmure qui n'était pas d'origine animale. Braquant ses lunettes à infrarouge, la femme d'une quarantaine d'année ne vit rien, pas plus que le détecteur ne repéra de signe.
Le son se répéta derrière elle mais Elvira ne se retourna pas. Elle se rappelait ce que cela signifiait : la mort, la destruction et le chaos.
Elvira lâcha sa carabine, sachant qu'elle serait parfaitement inutile, et enleva ses lunettes à infrarouge, révélant des yeux brûlant d'un feu vert. Malgré la dureté de son visage au vu de la situation, elle n'en restait pas moins très belle. Une cicatrice zébrait l'une de ses joues mais ne diminuait en rien la finesse de ses traits.
_ Après toutes ces années, vous vous montrez enfin pour reprendre ce que vous croyez être votre dû, créature de l'ombre !
Ses gants tombèrent sur le sol, puis elle fit face lentement à la chose.
D'apparence humanoïde, elle portait une armure grise enveloppée d'une cape noire. Les mains griffues cliquetaient doucement, comme si elles la démangeaient. Quant à son visage, il était caché sous une capuche et Elvira ne pouvait deviner son sexe. Mais l'horreur de l'apparence du monstre n'égalait en rien l'étrange aura obscure qui émanait de l'être. On aurait dit des millions de particules noires qui fourmillaient autour d'elle.
Des murmures inintelligibles émanèrent de la créature. Cependant, Elvira sembla comprendre le langage puisqu'elle répliqua ardemment :
_ Dites à votre maître qu'il n'est pas sur cette planète ! J'ai veillé à ce qu'il soit à l'abri de vos répugnants desseins !
L'autre répliqua quelque chose avec une intonation plus agressive que précédemment.
_ Je me sacrifierai avant ! cria t-elle avec force.
Elvira dit quelque chose en même temps que son ennemi. Ses paumes s'illuminèrent...


****************************************


_ Pourquoi voulez-vous la voir ? Demanda Weric.
Melcus tourna la tête sans ralentir sa marche soutenue.
_ Je n'ai rien à dire à ce sujet, sauf que je ne veux aucun mal à Elvira.
_ Vous parlez d'elle comme si vous la connaissiez...remarqua le jeune homme. Mais moi, je ne vous ai jamais vu. J'en déduis que vous n'êtes pas de Posewal ni peut-être de cette planète.
Soudain, la forêt obscure s'illumina, projetant de la lumière sur le visage à moitié caché de Melcus.
Weric fut étonner de sa jeunesse. La voix grave de Melcus lui avait laissé penser qu'il avait dépassé la trentaine mais sa peau rasée ne portait aucun dégât provoqué par le temps. Dans ses yeux alertes se reflétaient un éclat d'inquiétude qui n'aurait pas pu exister chez un assassin ou un mercenaire.
Il s'élança en distançant Weric en quelques enjambées. Sa vitesse était d'autant plus impressionnante qu'il ne trébuchait même pas sur cette partie rocailleuse de la forêt. Bientôt, Weric le perdit de vue mais l'étrange lumière était toujours là même si elle vacillait. Cela ne pouvait provenir que d'un incendie.
L'esprit en ébullition, il espéra que Elvira n'était pas prise dedans tandis que sa respiration saccadée se transformait en série de halètements rauques.
«  Il faut que j'aille plus vite »
Comme pour confirmer son mauvais pressentiment, le détecteur se remit en marche. Il indiquait que sa mère se trouvait exactement dans la direction de la lumière.
Quelques secondes plus tard, des bruits de combat metallique se firent entendre au milieu d'un cercle de destruction fumant.
Melcus était au prise avec un homme entièrement vêtu de noir dans un ancestral affrontement à l'épée.
L'adversaire se battait avec deux couteaux tranchants comme des rasoirs. Sa dextérité fulgurante rendait ses mouvements difficiles à suivre pour Weric mais pas pour Melcus. L'étranger contrait aisément les estocs assassins de son épée flamboyante. Weric s'aperçut que la lame luisait vraiment et se reflétait sur le long manche doré.
« Je me croirais revenu des siècles en arrière »
Son regard se posa sur une forme allongée, non loin des deux ennemis.
Pendant un instant, il eut l'intime conviction que ce ne pouvait être vrai et que ce corps n'était pas celui de sa mère. Son coeur s'était arrêté de battre et plus rien ne comptait autour comme si le temps s'était figé à jamais. De toute sa vie, une seule personne avait réellement compté. Il n'avait même pas pu être là pour la sauver.
Ignorant les combattants, Weric se jeta sur le corps sans vie d'Elvira, se raccrochant à l'infime espoir qu'elle ne soit qu'évanouie.
Une partie des vêtements noircis par le feu ne suffisait pas à masquer une plaie sanguinolente.
Il la retourna sur le dos pour regarder son visage figé dans un légère grimace de stupeur. Des larmes coulèrent sur la femme, donnant l'impression qu'elle pleurait. Weric les essuya avec détermination et le monde se remit à fonctionner comme par magie.
« Je la vengerai ! Je le promets ! Rien ne m'en empêchera !
Se retournant, Weric dégaina son pistolet dans un hurlement de fureur et tira sur la créature noire. Celle-ci, trop absorbée par son combat, se fit toucher deux fois dans le dos.
Une plainte sourde s'éleva mais Melcus empêcha le monstre de reculer en profitant de sa distraction pour lui érafler le bras.
Aveuglé par sa douleur et sa rage, Weric continuait de tirer sans viser. Melcus se dégagea de son combat et dévia deux projectiles bleus avec le manche de son épée animé d'une étrange force.
_ Calme-toi ! Ce combat te dépasse ! s'écria Melcus.
Weric laissa tomber son pistolet vide et décrocha un petit cylindre tandis que la créature se mouvait dans sa direction pour en finir.
_ Voilà qui devrait en finir avec toi !
Plus serein, le posewalien alluma le cutter laser et le lança sur sa cible. L'arme se ficha dans la gorge gargouillante de l'ennemi qui se mit à gesticuler dans tous les sens.
Ses cris augmentèrent d'intensité lorsque Melcus en profita pour lui taillader le torse. Les blessures suintantes auraient normalement eu raison d'un humain, mais cette créature ne l'était pas. Weric en avait la certitude. Il n'y avait qu'à avoir ce nuage irréel de particules noires autour d'elle, semblable à de petits insectes.
Vaincu, le monstre recula et s'évanouit promptement dans les environs de la forêt en laissant beaucoup de sang noir derrière lui.
Melcus, la mine sombre, fixa Weric comme s'il le voyait pour la première fois.
_ Elvira était ta mère, n'est-ce pas ? questionna t-il en essuyant sa lame ensanglantée.
Sa voix était plus douce et compréhensive.
En état de choc, Weric tomba à genoux avec une expression vide.
_ Oui...mais qu'est-ce qui l'a tuée ?
_ Un Zatak, au service d'une horrible civilisation qui n'aurait pas dû être oublié, répliqua Melcus. Je ne peux pas t'en dire plus mais ma mission consistait à amener le fils d'Elvira Casays chez les Esrii.
Weric se releva et fixa durement son sauveur.
_ Je ne suivrai pas un étranger ! J'ai un travail, des études et je ne laisserai pas ma mère ici.
_ Et pourtant tu viendras avec moi, dit l'Esrii sur le ton de l'évidence. As-tu déjà pensé que ta vie n'avait aucun sens ? Tu es chasseur par goût pour le risque mais je sais que tu rêverais d'aventures plus exaltantes. Une personne comme toi ne laisserait pas passer une telle occasion, c'est certain. Bien sûr ! Nous procéderons à la cérémonie funèbre de ton choix mais le temps presse ! Le Zatak pourrait revenir avec des congénères alors je te suggère de choisir vite.
Surpris, Weric se dit que sa mère aurait sûrement voulu un enterrement car elle exécrait le feu.
_ Je l'enterrerai lorsque nous serons revenus à Posewal...
Melcus sortit une sorte de sceptre doré de sous son manteau et murmura quelques mots inintelligibles.
La terre se mit alors à trembler. Le jeune posewalien resta bouche bée lorsqu'un rectangle de terre se souleva.
_ Comment faites-vous ça ? C'est de la magie ?
Pour la première fois, Melcus le gratifia d'un sourire en coin.
_ Ce n'est pas de la magie mais autre chose. Tout ce que tu dois savoir pour l'instant, c'est que tu auras toutes les réponses aux questions que tu te poses si tu me suis chez les Esrii. Tu peux déposer Elvira dedans, enchaîna-t-il en désignant le trou.
Weric comprit et se rendit auprès de sa mère. La tête baissée, ses cheveux noirs lui tombaient devant les yeux.
Durant sa courte vie, Weric n'avait jamais eu envie de pleurer. C'était une sensation nouvelle et curieuse pour lui mais à chaque fois qu'il fixait le visage d'Elvira, les larmes lui montaient aux yeux. Pourtant, il sentait qu'il y avait autre chose qui poussait au fond de lui, comme si des émotions refoulées depuis longtemps voulaient sortir.
« Je te promets solennellement une vengeance ! » dit-il en soulevant sa mère avec amour.
Quelques minutes plus tard, la tombe était rebouchée là ou reposerai Elvira Casays pour l'éternité.
_ Aidez-moi à acquérir plus de pouvoirs, lança soudainement Weric.
L'Esrii le prit par les épaules. Il semblait comprendre sa douleur.
_ Je suis venu pour ça. Tu es l'un des rares humains qui possèdent le potentiel requis pour devenir un Esrii, lui révéla t-il.


Dernière édition par Darkliser le Mar 26 Jan - 18:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Lun 18 Jan - 19:45

Ouh! j'attrape un peu de retard^^ Je lira ça demain soir! Wink

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Lun 18 Jan - 19:47

T'inquiéte prends ton temps Razz


Par contre, j'aimerais bien l'avis de Minos cheers
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Lun 18 Jan - 21:25

Je suis un peu moins dans le jus, je lis ça dans la soirée. Wink

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Lun 18 Jan - 23:24

Darkliser a écrit:

Tous ce que j'attends de la part d'éventuels lecteurs, ce sont qu'ils aprrécient ce que j'écrit (normal) et si non, me le disent bien entendu ( il y aura surement beaucoup en la matière)
Tss, sale mégalo !

Bon, perso j'aime pas mal le fond de l'histoire. Le background est sympa, posé clairement et tranquillement. Rien de révolutionnaire ou d'original au niveau des touches SF (mais en même temps, il est extrêmement difficile de faire original à ce niveau, tout a été écrit avant nous), mais le tout tient la route sans problème.

Maintenant, j'enfile mon tablier de boucher pour parler de la forme !

Darkliser a écrit:
L'étoile orangée décroissait derrière les habitations de la petite ville Posewal. Les rues parcourues de nombreux autospeeders s'obscurcissaient au fur et à mesure de l'approche de la nuit. Le soleil couchant permettait encore d'apercevoir le petit centre administratif de la ville constitué de petits immeubles élancés vers le ciel.
Devine où est la répétition !
Darkliser a écrit:
Weric Casays était un homme de vingt ans comme les autres. Il était pourtant atypique.
Là, tu dis un truc et son contraire. Si tu veux que ça passe, change le verbe et mets quelque chose comme "Weric Casays semblait être un homme de vingt ans comme les autres."
Darkliser a écrit:
Le seul qui avait osé l'attaquer s'était retrouvé à l'hôpital avec une fracture au doigts que Weric avait tordu..

"au doigt" ou "aux doigts" ; et j'aurais plutôt écrit "... une fracture au doigt, tordu par Weric...", je trouve que ça "sonne" mieux.
Darkliser a écrit:
Le lendemain, l'attitude lâche de ses agresseurs eut ses raisons.
Il faudrait remplacer le verbe avoir, pas assez explicite.
Darkliser a écrit:
Malgré son tempérament insociable
Le vrai mot est "asocial", "insociable" n'existe pas.
Darkliser a écrit:
Une étrange force qui le fascinait depuis son enfance mais dont l'existence n''était pas avérée, voir guère apprécié par le Gouvernement Unifié.
"n'était", pas n''était" ; "voire", pas "voir". Et la phrase a un problème : l'existence n'est pas avérée et va jusqu'à ne pas être appréciée par le gouvernement. Y'a un problème de logique, formulé comme ça.
Darkliser a écrit:
Ses cheveux bruns et mi-longs lui donnait un air relâché qui allait de pair avec ses yeux marrons.

Un air relâché qui va de pair avec la couleur des yeux ? Y'a une maladresse là, je pense.
Darkliser a écrit:
Il était vêtu d'une veste grise légère
J'aurais écrit "légère veste grise", ça sonne mieux, je trouve.
Darkliser a écrit:
il arriva devant une habitation identique à toute celles de la rangée.

Tu ne parles pas de la rangée de maisons avant cette phrase, ça tombe donc comme un cheveu sur la soupe.
Darkliser a écrit:
Le même procédé avait court
cours
Darkliser a écrit:
La porte grise s'ouvrit dans un petit déclic.

Plutôt que "dans", "avec".
Darkliser a écrit:
Sa mère rentrait plus tard d'habitude, cela signifiait que la chasse n'avait pas été bonne.
La phrase me choquerait moins avec un "rentrant" à la place du "rentrait", elle me semblerait mieux structurée.
Darkliser a écrit:
Le responsable se trouvait dans le salon et se dirigeait vers Weric d'un pas mécanique.
Problème de concordance de temps, peut-être : j'aurais mis "se dirigea".
Darkliser a écrit:
_ Bonsoir maître Weric, intervint une voix synthétique.

"Intervenir" veut dire prendre la parole, au sens "dans une conversation déjà en cours". Ici ce n'est pas le cas, il faudrait donc changer de verbe.
Darkliser a écrit:
_ Comme d'habitude Dwarbot...ma mère est déjà rentré ?
rentrée.
Darkliser a écrit:
La puissante multinationale Cyberbot ne cessait de mettre des versions améliorées sur le marché chaque année.
Le "chaque année" à la fin ne me semble pas judicieux : peut-être plutôt un "La puissante multinationale Cyberbot mettait chaque année des versions améliorées sur le marché" ?
Darkliser a écrit:
_ Orane a été colonisé il y a seulement soixante ans. Jusque là
"colonisée", puisqu'il s'agit implicitement d'une planète. Et c'est "Jusque-là".
Darkliser a écrit:
Les carnivores sentent la menace des humains sur leur territoire.
La phrase est mal tournée, je trouve, car elle ne dit pas clairement que ce sont les animaux qui sont menacés mais leurs territoires.
Darkliser a écrit:
_ Je m'avoue très heureux de ne pas participer à ses séances de tueries parfaitement inaptes et incompréhensibles pour quelqu'un comme moi.
"Inapte" veut dire "qui n'a pas la capacité de faire quelque chose". L'adjectif est donc mal choisi.
Darkliser a écrit:
Weric termina son repas sans faire la fine bouche.
Alors qu'il n'aime pas le contenu de son assiette ? Mal tourné, je pense.
Darkliser a écrit:
Son professeur de cyberbiologie lui avait en effet donné une devoir
un devoir.
Darkliser a écrit:
_ Lumière, dit-il tandis qu'une lumière légèrement bleutée apparaissait.
La répétition est dommage, même si là maintenant tout de suite, je ne vois pas comment la contourner.
Darkliser a écrit:
Il appuya sur un bouton et se décala derechef d'un pas sur le côté.
Comme il ne s'est pas décalé avant, dire qu'il se décale "derechef" (c'est-à-dire "à nouveau") me semble malvenu.
Darkliser a écrit:
Il y avait six cent soixante six ans, personne ne savait pourquoi les humains s'étaient enfui de leur planète natale, la Terre.
enfuis.
Darkliser a écrit:
Une espèce dont l'existence était douteuse, surtout sur une petite planète ignorante comme Orane, appelé les farens avaient jadis
On met une majuscule aux noms des peuples... mais pas à leurs adjectifs. C'est comme pour les nationalités terriennes : un Belge, une bière belge (spéciale dédicace à Den).
Darkliser a écrit:
En six cents ans, la Nouvelle Terre et bien d'autres planètes avaient été colonisées et urbanisé sous le règne du Gouvernement Unifié semblable à celui qui existait avant l'an zéro.

"urbanisées" ; tu entends quoi par le "Gouvernement Unifié semblable..." ? C'est le même et on est donc dans la continuité ? Ou c'est un autre, ce qui marque une rupture, mais qui a repris l'organisation précédente ? Dit tel quel, c'est pas très clair.
Darkliser a écrit:
Weric épluchait tous les ordilivres ou documents historiques qu'il pouvait trouver mais les farens n'étaient pas mentionnés
Farens.
Darkliser a écrit:
Même si comme le disait souvent sa mère, Weric avait parfois tendance à rêver et à imaginer des choses. Elle ne pouvait nier que certaines suppositions que son fils n'étaient pas dénuées de sens bien que totalement invérifiables.
J'aurais remplacé le point entre les deux phrases par une virgule, personnellement.
Darkliser a écrit:
Ainsi lorsqu'il parlaient dans des théories échevelées pour expliquer les pouvoirs fantastiques que l'on attribuait à d'anciennes figures historiques comme Hercule ou Merlin, seul Dwarbot le croyait et débattait avec lui.
"parler dans des théories" ça ne se dit pas : soit ils "partent dans des théories", soit ils "parlent de théories".
Darkliser a écrit:
La lassitude l'envahit et il préféra dormir tout en se disant qu'il ferait son devoir le week-end.
Pas bien belle, cette phrase.
Darkliser a écrit:
Le lendemain, Weric se réveilla mais un rapide coup d'oeil au réveil lui apprit qu'il était en retard.
"Il se réveilla mais", ça me semble mal tourné. Plutôt privilégier un "Le lendemain, quand Weric se réveilla, un rapide coup d'oeil..." ; la causalité est mieux dans ce cas, je pense.
Darkliser a écrit:
Comme à quasiment toutes les nuits
Je crois que le "à" est inutile.
Darkliser a écrit:
Quelques posewaliens marchaient déjà dans les rues propres, se rendant probablement à leurs emplois respectifs.
majuscule à "powesaliens" ?
Darkliser a écrit:
Sûrement allait-ils encore accomplir une journée type qu'ils auront fait des milliers de fois dans leur vie.
"allaient-ils" ; "avaient" plutôt que "auront", je pense. Quoiqu'il en soit, le temps pèche, là.
Darkliser a écrit:
Ce n'était peut-être pas toujours les même cours
mêmes.
Darkliser a écrit:
Le jeune homme détestait être espionné et ne se gêna pas pour lui faire savoir en lui lançant un regard noir.
Les deux "lui" sont maladroits. "... ne se gêna pas pour le lui faire savoir en lançant un regard noir" me semble mieux passer?
Darkliser a écrit:
A en jugé par son expression gênée
À, pas A. Contrairement à une idée reçue, les lettres écrites en majuscule se doivent d'avoir leur accentuation, comme quand elles sont sous forme de minuscules. Et c'est "juger".
Darkliser a écrit:
L'expression stupéfaite, presque offensante, de David commença à échauffer Weric.
Offensante ? J'aurais plutôt dit offensée.
Darkliser a écrit:
Un moyen bien plus pratique que l'utilisation des archaïques stylos d'il y a cinq siècles.
d'il y avait ?
Darkliser a écrit:
Le seul inconvénient était la perte de concentration qui entraînait l'écriture d'incohérence où pire, de choses qui n'avaient rien avoir avec le cour.
"cours", pas "cour" ; et si on voit ce que tu veux dire, la phrase est mal tournée.
Darkliser a écrit:
La plupart ne pensait qu'aux filles et il arrivait fréquemment que des phrases vulgaires s'inscrivent dans leurs ordilivres.
Je pense que le "pensait" devrait s'écrire "pensaient". Techniquement, tu as raison sur le singulier mais comme il s'agit de "la plupart des garçons", c'est implicite et ça passe mieux, d'autant que ton "leurs" renvoie aux garçons.
Darkliser a écrit:
La matinée se poursuivit lentement avec un cour de francilien, la deuxième langue la plus utilisée après l'anglésien.
De nos jours, le Francilien est l'habitant de la région parisienne. Il serait peut-être bon de changer le nom.
Darkliser a écrit:
Le garçon insociable ne s'aperçut pas
asocial.
Darkliser a écrit:
Tout depuis son jean délavé jusqu'à sa façon de mâcher son chewin-gum indiquait qu'il aimait la violence.
chewing-gum.
Darkliser a écrit:
_ Je me rappelle de toi. Comment vont tes doigts ? Demanda effrontément Weric en posant son sac sur le sol pavé.
pas de majuscule à "demanda". C'est techniquement considéré comme étant la même phrase.
Darkliser a écrit:
_ Allez les gars ! A trois nous prendrons notre revanche ! Cria Harris suivie par ses acolytes.
À, pas A. Pas de majuscule à "cria" ; "suivi", pas "suivie".
Darkliser a écrit:
_ Dégagez de là ! Lança Weric en donnant un violent coup de genoux dans le ventre du second voyou.
genou.
Darkliser a écrit:
Lance tenait son nez ensanglanté d'une main mais il se rua sur Weric avec un beuglement de sanglier blessé. Il se prépara à l'esquiver quant une vive douleur à la tête le fit tituber.
Le "il" de la seconde phrase peut prêter à confusion. Et c'est "quand", pas "quant".
Darkliser a écrit:
_ Laissez le ! Cria une voix féminine.
Laissez-le ; et bien sûr, la majusule qui suit...
Darkliser a écrit:
Tu devrais savoir depuis le temps que je n'utilise pas l'influence de mon père, répliqua la mystérieuse fille.
J'aurais mis le "depuis le temps" au début de la phrase, ça me semblerait plus lisible.
Darkliser a écrit:
_ Pourquoi es-tu intervenu ? Demanda le jeune homme d'un air méfiant.
intervenue ; et encore une majuscule à virer.
Darkliser a écrit:
Les humains comme lui étaient très peu choisis
Mal formulé.
Darkliser a écrit:
_ Il est allé chassé dans la forêt.
chasser.
Darkliser a écrit:
Dès la fin des cours, Weric avait amené David devant un petit entrepôt situé à la périphérie de la ville. Celui-ci devait déjà se faire violence pour ignorer son compagnon exaspérant qui n'avait cesser de lui parler sur le trajet.
cessé ; et le "celui-ci" est maladroit, "Weric" est trop loin dans la phrase précédente pour qu'on fasse le rapport tout de suite.
Darkliser a écrit:
Les allusions bien senties de David sur sa pauvreté et sa vie marginale le faisaient regretter d'avoir accepter le marché.
J'aurais mis "lui" et pas "le".
Darkliser a écrit:
_ Qu'y a t-il là-dedans ? Questionna l'étudiant blond.
Qu'y a-t-il...
Darkliser a écrit:
_ Ta sollicitude me touche vraiment, répliqua Weric mais son expression indiquait exactement le contraire.
Je n'aime pas la fin de laphrase, qui me semble lourde. On peut en dire autant avec bien moins de mots. Exemple : "Ta sollicitude me touche vraiment, mentit Weric".
Darkliser a écrit:
Maintenant ne touche à rien ! Je n'ai pas envie d'aller en prison parce qu'un fils de riche comme toi se sera tué en manipulant un cutter laser ou une carabine Arakyd.
Arakyd ? C'est pas un nom starwarsien, ça ?
Darkliser a écrit:
Sa vieille carabine Arakyd était disposée dans un râtelier comme d'habitude.
Pas "disposée" mais "posée", je dirais.
Darkliser a écrit:
Le jeune homme l'avait acheté il y a quatre ans pour sa précision, sa puissance...et son prix avantageux.
achetée.
Darkliser a écrit:
_ Ferme là et contente toi de prendre ce piège à ourouds.
contente-toi ; pour le "ferme là", j'ai aussi un doute mais la flemme de vérifier.
Darkliser a écrit:
David s'exécuta en soupirant tandis que Weric se mettait une ceinture remplie de divers objets.
Beurk le verbe "se mettre" dans cette phrase.
Darkliser a écrit:
_ Waaah c'est génial ! Je peux en avoir une ? C'est quoi ça ? Demanda David en montrant un petit objet rectangulaire.
La majusucle à "demanda".
Darkliser a écrit:
A propos, où est mon argent ?
L'accent sur le A.
Darkliser a écrit:
_ Ma mère l'a prit.
pris.
Darkliser a écrit:
Toujours immobile, David regarda son cruel collègue passé devant lui en lui faisant signe de le suivre.
passer ; "collègue" ça se dit au boulot ; là, comme ils sont à l'école, je dirais plutôt "condisciple".

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Mar 19 Jan - 15:57

Voilà, j'ai lu ce deuxième chapitre!
Un très bon chapitre qui m'a captivé.
L'histoire se déroule tranquillement, nous laissant le temps de nous habituer aux personnages, à l'atmosphère SF, etc.
C'est donc avec beaucoup d'intérêt que je suivrai la suite de ton histoire! :)

Bonne continuation! Wink

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Mar 19 Jan - 20:53

Merci à tous ceux qui ont lu, j'ai corrigé 90% des remarques faites qui ont grandement amélioré le récit je trouve. Les autres ne m'ont paru bien.

Mais vu que je suis un rebelle, je vais discuter certains points avec le lapin blanc


Citation :
Tss, sale mégalo !




Citation :
Bon, perso j'aime pas mal le fond de l'histoire. Le background est sympa, posé clairement et tranquillement. Rien de révolutionnaire ou d'original au niveau des touches SF (mais en même temps, il est extrêmement difficile de faire original à ce niveau, tout a été écrit avant nous), mais le tout tient la route sans problème.

Je ne doutais pas que ça te plairait plus ou moins. Sinon tu as raison en ce qui concerne la SF, dur dur de faire dans l'original mais le chapitre 3 se démarque je pense.

Citation :

Le vrai mot est "asocial", "insociable" n'existe pas.

J'ai appris un truc...


Citation :
Comme il ne s'est pas décalé avant, dire qu'il se décale "derechef" (c'est-à-dire "à nouveau") me semble malvenu.

Je pensais que ça voulait dire "de suite"...


Citation :
On met une majuscule aux noms des peuples... mais pas à leurs adjectifs. C'est comme pour les nationalités terriennes : un Belge, une bière belge (spéciale dédicace à Den).

Certes, mais on dit aussi un elfe, un nain... dans "Eragon"

Citation :
De nos jours, le Francilien est l'habitant de la région parisienne. Il serait peut-être bon de changer le nom.

Oui c'est vrai ! Du coup j'ai changé.


Citation :
Arakyd ? C'est pas un nom starwarsien, ça ?

Rien ne t'échappe...c'est effrayant.
Oui dans star wars, il existe une compagnie "Arakyd Industries" spécialisé dans les droïdes et l'armement je crois. J'ai pris le nom mais dans le cas présent Arakyd est une série.


Citation :
Voilà, j'ai lu ce deuxième chapitre!
Un très bon chapitre qui m'a captivé.
L'histoire se déroule tranquillement, nous laissant le temps de nous habituer aux personnages, à l'atmosphère SF, etc.
C'est donc avec beaucoup d'intérêt que je suivrai la suite de ton histoire! :)

Voilà qui fait chaud au coeur ( comme une bonne bière belge)

A bientôt pour le chapitre 3
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Mar 19 Jan - 21:38

Darkliser a écrit:
Citation :
On met une majuscule aux noms des peuples... mais pas à leurs adjectifs. C'est comme pour les nationalités terriennes : un Belge, une bière belge (spéciale dédicace à Den).

Certes, mais on dit aussi un elfe, un nain... dans "Eragon"
Et dans d'autres bouquins, tu as raison, maintenant que j'y pense. Traditionnellement parlant, seule l'espèce dite humaine ne prend pas de majuscule. Peut-être est-ce une extension de cette règle.

Darkliser a écrit:
Citation :
Arakyd ? C'est pas un nom starwarsien, ça ?

Rien ne t'échappe...c'est effrayant.
Oui dans star wars, il existe une compagnie "Arakyd Industries" spécialisé dans les droïdes et l'armement je crois. J'ai pris le nom mais dans le cas présent Arakyd est une série.
En mode correcteur psychopathe, j'ai tendance à ne rien laisser passer. D'ailleurs, Serindë (la Brodeuse), alias Miriel, était la première femme de Finwë et mère de Fëanor dans le Silmarillion de Tolkien, maintenant que j'y pense.

J'attaquerai la suite plus tard, peut-être demain !

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Mer 20 Jan - 12:27

Maître Minos a écrit:
En mode correcteur psychopathe, j'ai tendance à ne rien laisser passer. D'ailleurs, Serindë (la Brodeuse), alias Miriel, était la première femme de Finwë et mère de Fëanor dans le Silmarillion de Tolkien, maintenant que j'y pense.
Alors là, tu m'épates! affraid

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Dim 24 Jan - 2:41

Correction chapitre 2. Go ! go ! go !

Darkliser a écrit:


_ David...Fait moins de bruit
Fais.
Darkliser a écrit:
_ Désolé mais je ne suis pas habitué...
Weric s'arrêta un instant et décrocha deux rectangles argentés de la ceinture. Peu habitué à voir dans le noir
Répétition. Et j'aurais précisé "sa" ceinture plutôt que "la", qui sonne bizarrement.
Darkliser a écrit:
_ Lunettes infrarouge comme dans les bons vieux films, signala Weric en la donnant à David.
Ce "la" renvoyant aux lunettes, ce devrait être un "les".
Darkliser a écrit:
Un autre gadget relié au détecteur d'animaux lui permettait de repérer les autres chasseurs afin d'éviter des meurtres accidentels.
meurtres accidentels ? Hum... accidents mortels serait peut-être mieux. Et je n'aime pas trop le terme de "gadget", il minimise l'importance du détecteur et le renvoit au rang d'objet peu utile.
Darkliser a écrit:
Malgrès toute sa bonne volonté, Weric ne pouvait l'égaliser.
Malgré ; l'égaler.
Darkliser a écrit:
De temps à autre, il se demandait si elle n'avait pas quelques dons connues seulement d'elle.
connus.
Darkliser a écrit:
Cette possibilité, le jeune homme l'avait envisagé
envisagée.
Darkliser a écrit:
Mais ce n'était rien comparé à l'exploit qu'il avait accompli l'année dernière en abattant un stronsom, un redoutable prédateur reptilien de six mètres de longs.
long.
Darkliser a écrit:
Une prime onéreuse avait été versé pour cette prise, lui permettant de payer ses études à l'université.
"onéreuse" me paraît mal choisi, comme mot, même si l'idée est clairement là ; versée.
Darkliser a écrit:
Le jeune chasseur frissonna rien que de penser à la seule fois où il avait aperçu l'énorme insecte. Les pattes innombrables et velues, des crochets venimeux à souhait pouvant empaler un humain sans problème, un corps immense résistant aux lasers, une ackla n'avait rien de comparable à tous ce qui se trouvait dans Perican.
J'aurais mis "des pattes innombrables", pas "les", ce qui collerait mieux avec la suite de la description ; et c'est "à tout ce qui se trouvait", pas "à tous".
Darkliser a écrit:
Selon les observations réalisées à son sujet, elle n'apparaissait que lors des nuits noires.
"Selon les obversations réalisées à son sujet" : je trouve la tournure lourde. Là maintenant tout de suite, je n'ai pas d'idée, par contre. La fatigue...
Darkliser a écrit:
Il était probable qu'il ne tue que quelques ourouds si David parvenait à ne plus faire de bruit.
j'aurais mis "tuerait" puisqu'il se projette dans le futur.
Darkliser a écrit:
Décidant de prendre la direction dans la quelle était sa mère
maladroite formulation, et c'est "laquelle". "décidant de suivre la direction prise par sa mère" ?
Darkliser a écrit:
Weric ne sut dire s'il tremblait de peur ou d'excitation mais après réflexion, cela lui était égal.
Un peu court. Pourquoi ça lui est égal ? Il en pense quoi concrètement ?
Darkliser a écrit:
Sa peur ne s'était pas évanoui mais il ne tenait pas à passer pour un froussard aux yeux de son guide qui s'empresserait de le raconter à toute l'université.
De cela, David en était sûr.
évanouie ; le "en" de la dernière phrase est inutile.
Darkliser a écrit:
Il tenait cette méfiance envers quiconque de l'homme d'affaire qu'était son père, y compris de soi-même.
le "y compris de soi-même" est mal formulé, je trouve.
Darkliser a écrit:
« Chaque humain ne peut être digne de confiance car notre espèce est corrompue » disait son père.
j'aurais plutôt mis "aucun humain"
Darkliser a écrit:
Son coeur se mit à battre la chamade lorsqu'un couinement aigu s'éleva faiblement.
s'élever faiblement, je trouve ça presque contradictoire.
Darkliser a écrit:
Elles avaient très faim; David le voyait
espèce avant le " ; ".
Darkliser a écrit:
Il s'amusa un instant à frustré les mammifères en leur présentant sa main puis en la retirant au dernier moment.
frustrer.
Darkliser a écrit:
Un craquement sourd surpris le jeune étudiant qui se retourna juste assez vite pour voir un coup de patte le frapper au niveau des côtes.
surprit.
Darkliser a écrit:
Terrorisé et dégoulinant de sueur, David cria à l'aide tandis qu'il reculait à quatre pattes jusqu'à un arbre.
"cria à l'aide tout en reculant" me paraît être mieux tourné.
Darkliser a écrit:
L'ouroud s'apprêta à se jeter sur lui mais une bille bleue traversa l'air et le frappa à l'épaule.
"s'apprêtait" me semble mieux au niveau de la concordance des temps, causes-conséquences toussa.
Darkliser a écrit:
Les deux se levèrent non sans mal tandis que le détecteur s'affolait.
"tous deux" ?
Darkliser a écrit:
Les hurlements les avaient sans doute copieusement énervé.
énervés.
Darkliser a écrit:
Bousculé, Weric tomba tandis que David prenait la suite bientôt poursuivi par un immense ouroud.
"prendre la suite" me paraît bien vague : "prendre les choses en main" ?
Darkliser a écrit:
Les deux autres tournèrent leur grosse tête vers Weric qui maudissait l'imprudence de David tout en cherchant des yeux sa carabine.
j'aurais mis "maudit" (passé simple).
Darkliser a écrit:
Le jeune homme recula doucement sans gestes brusques pour calmer les bêtes.
geste brusque.
Darkliser a écrit:
Se baissant, il reprit ses lunettes à infrarouge mais constata qu'elles ne fonctionnaient plus à cause d'un mauvais choc qui les avait fendu.
fendues ; tu parles d'un mauvais choc... il en existe de bons ?
Darkliser a écrit:
La quasi-obscurité de la forêt lui laissait très peu de chance de retrouver sa carabine, probablement à moitié caché par des feuilles mortes ou des fougères.
chances ; cachée.
Darkliser a écrit:
La seule chose qu'il lui importait était de se mettre hors de portée des ourouds. Ignorant les ronces qui lui martyrisaient les jambes, Weric continua jusqu'à trouver une cavité sous un rocher.
"qui lui importait" ; je n'aime pas le "martyrisaient", verbe trop vague à mon goût : griffer ?
Darkliser a écrit:
_ Tu aurais du penser à regarder en haut, chasseur, annonça calmement une voix grave.
dû.
Darkliser a écrit:
_ En effet, j'aurais du regarder quel étrange animal
dû.
Darkliser a écrit:
_ Où est Elvira Casays ? Demanda t-il en serrant la prise.
_ Si je le savais, je ne vous le dirais pas. Seul les lâches trahissent leurs camarades de la sorte.
demanda-t-il ; et je trouve que sa répartie est mauvaise : elle serait bonne entre deux warriors qui se la jouent gros durs, mais là on vient lui parler de sa mère. il pourrait être un minimum plus surpris ou interloqué.
Darkliser a écrit:
Le visage de l'étranger se troubla imperceptiblement alors qu'il fixait intensément les yeux de Weric. Il le relâcha finalement dans une exclamation peu flatteuse.
on ne relâche rien dans une exclamation, mais avec.
Darkliser a écrit:
Ramassant son pistolet, Weric resta méfiant envers cet homme qui l'avait, autant qu'il le sache, agressé sans raison.
le "resta méfiant" passe mal.
Darkliser a écrit:
_ Mon nom est Melcus. Quant à la raison qui m'amènent ici, tu ne me croirais pas si je te l'expliquais.
m'amène ; quand à l'explication, il va quand même la donner plus loin, donc pourquoi il dit ça ?
Darkliser a écrit:
_ Allez-y quand même où je me servirais de cette arme.
ou.
Darkliser a écrit:
Malgrès sa certitude que cet homme voulait du mal à sa mère, le posewalien ne put s'empêcher d'être admiratif.
malgré.
Darkliser a écrit:
_ Peu importe mais l'important c'est que tu es à ma merci. J'ai besoin de ton détecteur pour trouver Elvira Casays et tu va venir avec moi, dit l'homme.
Jolie répé ; tu vas, pas tu va.
Darkliser a écrit:
D'un autre côté, le jeune chasseur voyait que Melcus n'était pas un tueur mais il n'allait pas lui faire confiance pour si peu.
"pour si peu" bof bof : "pour autant" ?
Darkliser a écrit:
Elle était tombé sur un jeune homme blond qu'elle avait du aider à sortir de la forêt.
tombée ; dû (ça fait 3 fois : le participe passé du verbe devoir prend toujours un ^, pour le distinguer de "du" comme dans "le couteau du psychopathe", au hasard.
Darkliser a écrit:
Son bon sens la prévenait de ne pas s'enfonçait seule dans Perican car même un bon équipement ne garantirait pas qu'elle survive.
évite de trop multiplier les verbes conjugués, il y a souvent matière à les virer en simplifiant les phrases ; en l'occurence, ici, "ne garantirait pas qu'elle survive" peut laisser la place à "ne garantirait pas sa survie".
Darkliser a écrit:
Malgré la dureté de son visage au vue de la situation, elle n'en restait pas moins très belle.
au vu.
Darkliser a écrit:
_ Après toutes ces années, vous vous montrez enfin pour reprendre ce que vous croyez être votre due, créature de l'ombre !
dû (ce nom commun aussi prend toujours un ^).
Darkliser a écrit:
Ses gants tombèrent sur le sol, puis elle fit face lentement à la chose qui lui faisait face.
Répé "face". Bel enfonçage de porte ouverte, faire face à celui qui nous fait face.
Darkliser a écrit:
Cependant, Elvira sembla comprendre le langage.
_ Dites à votre maître qu'il n'est pas sur cette planète ! J'ai veiller à ce qui soit à l'abri de vos répugnants desseins !
"j'ai veillé à ce qu'il soit" ; maladresse de la phrase précédente : tu dis qu'elle sembla comprendre et vu sa réponse, il est évident que oui.
Darkliser a écrit:
_ Je me sacrifierais avant ! Cria t-elle avec force.
sacrifierai ; cria-t-elle ; crier avec force, c'est limite pléonasme.
Darkliser a écrit:
Melcus tourna la tête mais il n'arrêta pas sa marche à l'allure soutenue.
alambiquée, la formulation. Un bon vieux "Melcus tourna la tête sans ralentir" me semble tout aussi efficace, et plus fluide, plus lisible.
Darkliser a écrit:
Dans ses yeux alertes se reflétaient un éclat d'inquiétude qui n'aurait pas pu exister chez un assassin ou un mercenaire.
dû.
Darkliser a écrit:
Quelques secondes plus tard, des bruits de combats se firent entendre au milieu d'un cercle de destruction fumant.
"comabt" au singulier ; et je trouve le terme vague : bruits de coups échangés ? entrechocs métalliques d'épées ? Y'a matière à donner des pistes.
Darkliser a écrit:
« Je la vengerai ! Je le promet ! Rien ne m'en empêchera !
Promets ? (chuis pas sûr et j'ai la flemme de vérifier, na !).
Darkliser a écrit:
Se retournant, Weric dégaina son pistolet dans un hurlement de fureur et tira sur la créature noire. Celle-ci, trop absorbée par son combat, se fit toucher deux fois dans le dos.
Trop absorbé, je veux bien, mais ça me paraît dur alors qu'un hurlement, signe de danger tout de même, retentit juste avant.
Darkliser a écrit:
Une plainte sourde s'éleva mais Melcus l'empêcha de reculer en profitant de sa distraction pour lui érafler le bras.
Le "l" de "l'empêcha" et le "sa" de "sa distraction" renvoient à la phrase d'avant, ce qui ne serait pas maladroit s'il n'y avait ce "une plainte sourde s'éleva" entre eux.
Darkliser a écrit:
_ Elvira était ta mère, n'est-ce pas ? Questionna t-il en essuyant sa lame ensanglantée.
questionna-t-il.
Darkliser a écrit:
_ Oui...mais qu'est-ce qui l'a tué ?
tuée.
Darkliser a écrit:
_ Un Zatak, au service d'une horrible civilisation qui n'aurait pas du être oublié, répliqua Melcus.
le Zatak a droit à une majuscule, lui ? et encore un "dû".
Darkliser a écrit:
_ Je ne suivrais pas un étranger ! J'ai un travail et des études, puis je ne laisserais pas ma mère ici.
Suivrai ; laisserai ; le "puis" me semble incongru, il le serait moins précédé d'un "et".
Darkliser a écrit:
Bien sûr ! Nous procéderons à la cérémonie funèbre de ton choix mais le temps presse !
Faudrait savoir. Y'a urgence ou pas ?
Darkliser a écrit:
Surpris, Weric se dit que sa mère voudrait sûrement être enterré car elle exécrait le feu.
"aurait sûrement voulu" me semble mieux.
Darkliser a écrit:
_ Je l'enterrerais lorsque nous serons revenu à Posewal...
enterrerai ; revenus.
Darkliser a écrit:
Melcus sortit une sorte de sceptre dorée de sous son manteau et murmura quelques mots inintelligibles.
doré.
Darkliser a écrit:
Tu peux déposer Elvira dedans, enchaîna t-il en désignant le trou.
enchaîna-t-il.
Darkliser a écrit:
C'était une sensation nouvelle et curieuse pour lui mais à chaque fois qu'il croisait le visage d'Elvira, les larmes lui montaient aux yeux.
on croise un regard, jamais un visage.
Darkliser a écrit:
Quelques minutes plus tard, la tombe était rebouchée là ou reposerai Elvira Casays pour l'éternité.
_ Aidez-moi à acquérir plus de pouvoirs, lança soudainement Weric.
L'Esrii le prit par les épaules. Il semblait comprendre sa douleur.
_ Je suis venu pour ça. Tu es l'un des rares humains qui possèdent le potentiel requis pour devenir un Esrii, lui révéla t-il.
reposerait ; et pourquoi il demande à acquérir "plus de pouvoirs" ? A sa connaissance, jusque-là, il n'en a aucun et n'en soupçonnait même pas l'existence. En outre, cet échange a un petit air de déjà vu, genre Obi-Wan et Luke Skywalker quand Luke décide de quitter Tatooine.

Et pendant que j'y pense, un truc m'a choqué : quand Weric a été attaqué par le bestiau, il ne s'est plus du tout préoccupé du sort de David. Pas la moindre pensée à son égard, même pour dire "tant pis pour lui".

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Dim 24 Jan - 16:16

Tiens oui c'est une bonne idée de mettre "tant pis pour lui". Je voulais montrer que le personnage de Weric n'est pas un héro et qu'il ne se soucie pas forcément des autres. Cependant, il n'en est pas au point de laisser quelqu'un mourir sous ses yeux même s'il est détestable.
Pour ce qui est du truc à la Skywalker, je ne vois pas trop le rapport en fait mais bon Weric a vu à la façon de se battre ( Voir que Melcus le soulève comme une brindille, combat contre la créature et la création du trou) que Melcus n'était pas ordinaire.

J'espère t'avoir éclairé et que c'est plausible...

Merci pour la correction, je m'en occupe dès que je peux Razz
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Dim 24 Jan - 20:57

Effectivement, dit comme ça, ça m'éclaire nettement plus. Tu devrais faire un aparté dans le texte pour ressortir cette explication, qui ferait mieux passer sa décision de fin. Wink

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Mar 26 Jan - 17:02

Voici la suite





Chapitre 3: Retrouvailles





L'aube illuminait déjà Posewal lorsque Weric et Melcus sortirent de Perican en autospeeder.
Le jeune homme se retourna pour regarder la forêt avec la certitude que son ancienne vie était finie. Que lui réserverait la nouvelle ?
Melcus lui avait dit qu'ils prendraient l'accu-accélérateur pour se rendre à Mintage, la capitale d'Orane. De là, ils se rendraient sur Vahala en vaisseau spatial par l'intermédiaire de la porte capsulaire, une prouesse technologique permettant des voyages interplanétaire en quelques minutes.
Tandis qu'ils traversaient Posewal, de nombreux souvenirs affluèrent en Weric. Il s'aperçut qu'il n'éprouvait aucune tristesse à quitter cette ville, elle lui rappelait beaucoup tous ce qu'il avait vécu avec celle qu'il avait aimé. Même s'il souffrait intérieurement, il se devait de ne pas s'apitoyer sur lui-même.
Depuis sa plus tendre enfance, Elvira n'avait cessé d'entraîner son corps et son esprit pour devenir plus forts que le commun des humains.
« _ C'est pour ton bien Weric ! Crois bien que ces souffrances ne seront pas inutiles dans le futur » lui répétait Elvira.
Lui avait toujours cru qu'elle voulait faire de lui un grand chasseur sans pitié ni émotion mais il commençait à douter de cette version. Voulait-elle le préparer à autre chose ? Dans quel but avait-elle modelée ainsi son propre fils ?
Un flash passa dans l'esprit de Weric.
Des courses d'obstacles, des coups de bâtons, des injections...
Elle lui avait tout appris...même à ne pas s'attacher à des personnes proches. Et Weric réussi avec brio cet épreuve, sauf que la mort sa mère était bien la seule qui l'affecterait. Mais cette courte période de faiblesse était passée. Weric n'avait plus envie de verser des larmes, cependant, il avait encore le coeur gros. Cela ne durerait pas...
Ainsi Elvira avait voulu que son fils devienne, ainsi devait être l'existence de Weric Casays. Il devait avancer et regarder droit devant lui. C'est ce qu'elle lui disait tout le temps.
« Voir au delà du présent... »
Mais quelque chose le gênait.
_ Attendez ! Peut-on passer chez moi avant de partir ? Il faut que je récupère mon droïde, signala Weric qui avait failli oublier Dwarbot.
_ Il n'en est pas question Weric. Nous sommes déjà en retard...
_ Je vous ai aidé à mettre en fuite cette chose et j'ai aussi accepté de vous suivre sans faire d'histoire. Vu les circonstances, vous me devez bien ça ! argumenta Weric, agacé.
_ Tu n'as pas conscience du danger que nous courons en nous attardant ici. Le Zatak pourrait...
Mais Weric l'interrompit sèchement :
_ Dans ce cas, arrêtez-vous ! Ce sera mon terminus monsieur l'Esrii.
Son ton ne souffrait d'aucune réplique si bien que Melcus préféra garer l'autospeeder pour continuer la conversation.
_ Et ta vengeance ? demanda-t-il.
_ Je trouverais un autre moyen que celui d'apprendre à devenir comme vous. Dwarbot est mon ami et je vais le rejoindre que ça vous plaise ou non. Peut-être que chez vous, l'amitié ne signifit rien. Si c'est le cas, je n'ai rien à y faire, est-ce bien clair ?
À peine eut-il terminé de prononcer ces mots que Weric eut un hoquet de douleur. Quelque chose essayait de rentrer dans sa tête non sans essayer de la lui ratisser au passage.
« Comment oses-tu nous dire ça ? Petit humain stupide ! L'amour et l'amitié sont ce que nous et tous les Esrii cultivons et vénérons... »
_ Arrête ! Ordonna Melcus sans que Weric ne comprenne à qui il s'adressait.
La souffrance avait cessé aussi soudainement qu'elle était apparue. Weric se retourna pour voir si quelqu'un n'était pas sur le siège arrière car il avait distinctement entendu une voix de femme dans sa tête.
_ Qu'est-ce que c'était ? demanda Weric, perdant son habituelle gravité au profit d'une soudaine panique.
Le jeune homme sentit son échine frissonner face à cet étrange phénomène. Inquiet, il constata qu'aucune femme n'était dans les environs. La plus proche était une personne agée, probablement centenaire, à vingt mètres de l'autospeeder, en train de s'enfiler un purificateur d'air.
_ Rien de grave mais...tenta Melcus en souriant.
_ Rien ? Une femme invisible me parle dans le crâne en me labourant le cerveau au passage et vous me dites que c'est rien ?
Weric lui lança un regard noir et ouvrit brutalement la portière.
_ C'est d'accord ! Je te dirai tout mais seulement lorsque nous serons loin d'Orane. De plus...
Melcus sortit de l'autospeeder pour que Weric l'entende mieux.
_ ...je viens avec toi. Qu'en dis-tu ?
_ Je n'ai pas le choix alors je n'en dis rien, répliqua Weric, maussade.
_ Tout à fait ! Alors remonte ! fit Melcus en se remettant aux commandes du véhicule.
Weric acquiesça brièvement et se laissa conduire jusqu'à sa maison par l'Esrii.
Maintenant qu'il y pensait, le jeune homme éprouvait un peu d'appréhension à l'idée de revoir le lieu qui avait été son foyer depuis toujours. Le souvenir déchirant de sa défunte mère lui revenait sans cesse mais il savait qu'il faudrait passer par là.
Depuis le jardin, Weric remarqua que la porte d'entrée était grande ouverte.
_ C'est louche, dit-il à voix basse.
_ Recule ! ordonna Melcus avec brusquerie. Je vais passer en premier.
L'Esrii passa le seuil en sortant un objet que Weric qualifia comme un sceptre doré. Plusieurs motifs compliqués l'ornaient et un étrange langage y était gravé. Weric ne pouvait pas le déchiffrer. Sa fascination hypnotique cessa lorsqu'il se rappela l'avoir déjà vu lorsque Melcus s'était battu avec le meurtrier d'Elvira.
Apparemment, tout était sens dessus dessous dans le salon comme si la personne qui avait fait cela cherchait quelque chose. Il y avait bien longtemps que les cambriolages n'existaient presque plus grâce aux alarmes antivols nouvelle génération. Elles garantissaient le cent pourcent de sécurité. Malgré cela, le mobilier avait été vidé, les ordilivres détruits et les deux tables en verre avaient éclaté en mille morceaux. Même les néons fonctionnaient mal, probablement à cause de plusieurs court-circuits.
_ As-tu une idée de ce que pouvait bien chercher celui qui a fait ça ? demanda doucement Melcus en jetant des coups d'oeil de tous les côtés. Il ne peut pas s'agir d'un cambrioleur normal car les systèmes d'alarmes actuels sont infaillibles.
_ Peut-être que c'était la même créature que vous avez combattu. Dans ce cas, elle en voulait à autre chose qu'à... ma mère, répliqua Weric, sa gorge se serrant.
Melcus secoua la tête en signe de dénégation.
_ C'est impossible. Il n'y a qu'une seule raison qui puisse attirer un Zatak ici et je ne suis pas la personne la mieux placée pour te la révéler.
Le jeune grommela quelque chose qui voulait dire qu'il en avait assez de tous ces secrets.
_ Il n'y a personne d'autre que toi et moi ici, du moins qui soit vivant.
Voyant que Weric ne réagissait pas, il ajouta :
_ Crois-moi, je sais ce que ça fait de perdre un proche et encore plus de ne pas savoir pourquoi mais je suis tenu par un serment de ne rien te dire. Maintenant, trouvons ton robot et filons d'ici.
Weric concéda qu'il avait raison. Son compagnon d'infortune lui avait promis des explications au sujet de tous ces évènements qui semblaient venir d'un autre monde. Il devrait juste patienter quelques heures.
_ Dwarbot ! cria-t-il en montant à l'étage. Maître Casays est de retour !
Un bruit se fit entendre au fond du couloir donnant sur la chambre d'Elvira.
Tout comme dans le salon, les lieux avaient été saccagés car des objets cassés dépassaient de la chambre de Weric. Tous les diaporamas digitaux étaient sur le sol, leur écran noir et fendu, sauf un. Celui-là, il le connaissait bien mais l'ignora.
A pas feutrés, il arriva sur le seuil de la chambre d'Elvira. Il actionna l'interrupteur et la porte disparut verticalement. Weric entra dans la pièce plongée dans une quasi-obscurité à cause des volets fermés.
_ Lumière ! dit-il, mais rien ne se passa.
En revanche, il sentit du mouvement derrière lui. Ses réflexes lui permirent de se baisser à temps pour éviter un poing diffus qui l'aurait probablement assommé. Dans la seconde, Weric se retourna pour asséner un coup de pied dans le torse dur de la créature. Profitant de son déséquilibre, il visa la tête de son agresseur mais se disloqua les phalanges sur le visage incroyablement compact.
_ Aaaah...ouh ! cria t-il en se tenant la main droite.
_ Maître ! Je suis tellement confus ! Veuillez m'excuser ! se lamenta une voix non-humaine.
_ Zut ! Dwarbot ! Je t'ai appelé pourtant ! Tu ne reconnais plus ma voix maintenant ?
_ Je ne sais pas maître. J'étais terrifié à cause de l'horrible chose qui a tout détruit. Elle parlait dans un terrible langage. Aucun être humain ne peut produire un tel sifflement.
Exaspéré, Weric fit signe au droïde de le suivre au rez-de-chaussée.
_ Mais bon sang ! Un droïde ménager n'est pas censé pouvoir éprouver de la peur, et encore moins agresser un être humain même si c'est un cambrioleur ou un meurtrier !
_ Si je puis émettre un avis, maître, je pense que mon IA évoluée me permet d'avoir des sentiments. C'est étrange mais je ne vois pas d'autres explications. Et j'ai pu vous frapper parce que la directive selon laquelle je ne dois pas faire de mal à un humain stipule implicitement que je dois l'avoir reconnu comme tel. Or, dans l'obscurité, vous pouviez être un droïde ou autre chose.
_ C'est intéressant, songea le jeune humain en rejetant vers l'arrière ses mèches trop longues qui lui tombaient sur le front. Au fait, nous partons. La maîtresse de cette endroit n'est plus...
_ Quoi ? Maîtresse Elvira a cessé de fonctionner ? Quelle épouvantable nouvelle ! gémit Dwarbot.
Au rez-de-chaussée, Melcus s'inquiéta :
_ Pas de problème j'espère ? J'ai entendu des bruits...
_ Rien d'important, assura Weric qui était ravi d'avoir retrouvé Dwarbot. Allons'y ! Je ne reviendrai plus jamais ici de toute façon.
Le trio se rendit sans plus tarder à l'autospeeder. Melcus leur apprit qu'ils allaient prendre l'accu-accélérateur magnétique jusqu'à Mintage.

********************************************
N'ayant jamais quitté Posewal de sa vie, Weric se montra très intrigué par l'accu-accélérateur magnétique.
Posewal, Mintage et d'autres villes étaient reliés entre elles par un immense réseau souterrain de tunnels où circulaient plusieurs wagons lancés à une vitesse dépassant de loin celle du son. D'après ce que Weric avait compris du principe, il s'agissait de propulser un wagon grâce à la répulsion magnétique par induction. La poussée initiale était générée par un courant électrique dégageant une quantité d'énergie phénoménale. Seule une centrale d'électricité à deutérium pouvait rendre le projet viable grâce aux réserves inépuisables d'eau lourde présentes dans les sous-sols d'Orane. Weric ne prétendait pas être un physicien accompli mais un de ses professeurs avait déjà fait un cours sur les accu-accélérateurs auquel il n'avait prêté qu'une oreille distraite. Selon ses souvenirs, les tunnels étaient tous exclusivement revêtus de bobines produisant un champ magnétique suffisamment intense pour augmenter continuellement la vitesse du wagon.
_ Tu sembles perplexe, Weric. Un problème ? demanda Melcus lorsqu'ils arrivèrent devant le guichet.
_ Je me demande comment on va payer. Utiliser ce moyen de transport représente au moins deux mois du salaire de chasseur.
_ On va bien trouver une solution...
Le mystérieux homme avait dit cela en regardant pensivement Dwarbot. Celui-ci sembla prendre peur.
_ Ah non ! Il est hors de question que l'on me vende ! Maître Weric ! S'il vous plaît...
Weric essaya de sourire mais il en fut incapable. Cependant, il apprécia les jérémiades incessantes de Dwarbot qui l'amusait toujours.
_ Je plaisantais, robot. J'ai bien assez d'unités sur mon compte pour le voyage.
L'Esrii prit trois billets fonctionnant sur le même principe que les ordilivres et se dirigea vers les ascenseurs en compagnie de Werci et Dwarbot.
Ainsi, Weric découvrit pour la première fois une gare d'accu-accélérateur à quelques centaines de mètres sous la suface. Sa première impression fut qu'il venait d'entrer dans une ville miniature.
L'espace était immense et non sans raison. En hauteur, plusieurs tubes transparents s'étalaient, reliant entre eux les différentes voies et permettant aux passagers de circuler. L'attention de Weric fut vite attirée par les nombreuses boutiques ouvertes à la périphérie.
« À croire que Posewal est une ville touristique »
Mais il comprit vite que ces boutiques n'acceptaient qu'une clientèle cossue. C'est-à-dire, celle qui pouvait se payer fréquemment des voyages en AAM.
« Le genre de citoyen qui se réveille à Posewal, travaille à Mintage et revient à Posewal pour souper avec sa famille » pensa Weric avec ironie.
Le wagon se trouvait au centre, attendant les derniers passagers.
Ils s'installèrent sur des sièges rembourrés de manière à ce que Weric voit le plafond en regardant devant. Les sécurités s'activèrent et immobilisèrent complètement Weric.
_ Ne vous inquiétez pas, maître. Ces engins sont dotés d'absorbeurs inertiels aussi perfectionnés que ceux des vaisseaux spatiaux. En d'autres termes, nous ne ressentirons presque rien.
_ Je sais, Dwarbot ! fit Weric, agacé. Et je ne suis pas du tout inquiet !
_ Allons...tu serais un fou si tu n'appréhendais pas un peu ton premier voyage en AAM, se mêla Melcus avec un sourire.
Le cockpit se referma sur eux en ne laissant aucune lumière filtrer. Brusquement, la cacophonie incessante de la gare transita au bruit rapide de la respiration légèrement anxieuse de Weric. Il entendait aussi un étrange sifflement qui ressemblait à un gaz sous pression en train de s'échapper.
« Ah oui ! C'est un gaz inodore agissant comme un somnifère » se souvint-il avant de soudainement sombrer dans l'inconscience.



Lorsque Weric se réveilla, il lui semblait avoir dormi pendant des heures. Le voyage n'avait pourtant duré que quelques minutes et il se trouvait déjà de l'autre côté de la planète.
_ Maître Weric ! Vous allez bien ? Monsieur Melcus m'a fait savoir qu'il vous attendait à l'extérieur.
_ Pourquoi ? N'a t-il pas été endormi ? demanda Weric en s'essuyant les yeux comme la majorité des autres passagers.
_ On dirait que non mais il m'a confié avoir quelque chose à faire...
Weric regarda autour de lui et retint une exclamation de surprise.
Les dimensions de la gare de Mintage n'avait rien avoir avec celle de Posewal. Elles étaient au moins trois fois plus grandes, population comprise.
Plusieurs minorités portaient une tenue extravagante symbolisant son mode de pensée, son passé ou sa cause. Mais il était formellement interdit de faire partie d'une secte religieuse. Le Gouvernement Unifié punissait très sévèrement ceux qui provoquaient des rassemblements pour vénérer une divinité ou autre force mystique.
Plusieurs femmes portaient des combinaisons argentées qui moulaient au possible leur corps svelte, faisant ressortir des formes voluptueuses que le jeune homme n'avait jamais vu. Il savait qu'elles appartenaient à une classe bien à part qui avaient tout sacrifié pour s'offrir cette chair artificielle. Leur beauté était renforcée par d'étranges phéromones qui les rendaient d'autant plus attrayantes. Ainsi, elles n'exerçaient qu'un seul emploi pour lequel elles n'avaient pas leurs pareils : La prostitution.
Une pratique tolérée par le Gouvernement Unifié mais qui répugnait Weric.
Dwarbot devina les pensées de son maître.
_ Vous devriez faire attention au sujet de ces prostits. Certaines étaient des hommes qui ont maintenant été transformés.
_ Merci, Dwarbot. Étant un étudiant en cyberbiologie, je suis parfaitement conscient de la facilité avec laquelle il est possible de changer de sexe. Ce genre de choses est vraiment contre-nature.
_ Sauf votre respect, maître Weric, vos études sur la cyberbiologie constituent en soi une discipline ne suivant pas le cours naturel de la vie.
_ Il y a quand même des limites que nous ne devrions pas franchir, dit Weric pour clore le débat.
Quittant la gare par les ascenseurs, Weric retrouva Melcus, adossé sur un pilier, en train de discuter avec une jeune fille. Lorsque l'Esrii l'aperçut, il lui fit signe de s'approcher.
_ Bien dormi, Weric ? Je voulais te présenter une autre candidate potentielle qui vivait également à Posewal. Peut-être la connais-tu ?
_ Oui nous nous sommes déjà rencontrés...mais pas présentés, lança Adéna, un sourire malicieux aux lèvres.
_ Ah bon ? Je ne t'ai jamais vu auparavant, mentit Weric.
La dernière chose dont il avait envie était que cette fille se mêle encore de ce qui ne la regarde pas.
_ Tu n'es pas très gentil avec les demoiselles, fit remarquer l'Esrii en se moquant. Adéna m'a tout raconté, surtout quand elle t'a sauvé d'une bande de voyous. Tu devrais essayer plus souvent de t'ouvrir à ceux qui veulent être tes amis...
« Je déteste les femmes et encore plus les donneurs de leçons »
_ À-t-elle aussi dit que je voulais qu'elle cesse de m'espionner et me fiche la paix ?
_ Oui...j'avoue que tu n'y es pas allé de main morte, dit Melcus en le regardant sévèrement. Mais tu changeras très bientôt d'avis sur beaucoup de choses.
_ Et ça m'est égal. Tout ce que je veux c'est quitter Orane pour que vous m'expliquiez enfin tout ce qui se passe. J'imagine que tu veux le savoir aussi, répliqua Weric en se tournant vers Adéna.
_ Oui mais j'aurais préféré des excuses de ta part.
Weric l'ignora.
_ Nous réglerons ce problème plus tard. Weric a raison, il faut quitter Orane et l'astroport est juste à côté de la gare, leur apprit Melcus en se mettant en marche.
Ils passèrent sans encombre le service douanier pour se retrouver devant le premier vaisseau que Weric ait vu de ses yeux.
Curieusement, l'appareil paraissait être l'assemblage de deux parties différentes. Le bas du vaisseau ressemblait à une parabole incomplète au niveau des réacteurs. Au dessus, le design du cockpit prenait l'apparence des anciennes navettes terriennes à ceci près qu'il était affublé de part et d'autre de deux capsules allongées.
_ Voilà mon petit bijou : Le Descent. J'espère que vous y serez à votre aise, leur révéla Melcus en regardant son vaisseau avec fierté.
_ On croirait voir un croiseur, remarqua Weric, intéressé. En tout cas, il n'y a que la taille qui indique le contraire.
L' Esrii fit descendre la rampe, un vague sourire flottant sur son visage mature.
_ Détrompe-toi ! Lorsque je l'ai acheté, ses performances étaient très médiocres et sa conception ne le rendait attrayant que pour les personnes riches. Mais je l'ai profondément modifié en enlevant la capsule de sauvetage et en aménageant plusieurs cabines. Maintenant, il possède deux batteries de plasma en plus et de meilleurs écrans déflecteurs. Être un Esrii n'est pas de tout repos et il faut s'attendre à tout.
Weric fit de gros efforts pour ne pas montrer qu'il voulait en savoir plus. La customisation de vaisseaux était un de ses rêves d'enfance enfouis sous une couche de résignation due à sa pauvreté. Néanmoins, il sentit l'excitation monter en lui.
Du néoplastique beige tapissait les couloirs, donnant une impression de luxe au vaisseau. Toutefois, des rayures et des traces signifiaient que Melcus avait d'autres choses à faire que de s'occuper de l'esthétique de son appareil.
Cette supposition se renforça lorsqu'il arrivèrent au salon composé de quelques sièges autour d'une table poussiéreuse. À côté, une holovision circulaire trônait mais ne semblait pas avoir été beaucoup utilisée.
_ Asseyez-vous et mettez vous à l'aise ! Le voyage ne sera pas long, informa Melcus.
_ Je préfère venir voir l'intérieur du cockpit, répliqua Weric avec curiosité.
L' Esrii s'y attendait et lui proposa de l'assister en tant que copilote.
_ Ah ! Au fait... se rappela-t-il.
Pianotant sur une console, Melcus fit venir deux petites machines ménagères.
_ Désolé pour le manque de propreté, Adéna. Nos amis que voici vont se charger de rendre cet endroit plus brillant.
_ Il n'y a pas de mal, monsieur Melcus...
« Quelle politesse... Veut-elle s'attirer ses bonnes grâces ? » se dit Weric en secouant la tête.
Laissant Adéna et Dwarbot dans le salon, les deux hommes se rendirent au poste de commandes.
Celui-ci pouvait recevoir jusqu'à cinq personnes en se tassant un peu. Cependant, il était conçu pour n'accueillir que le pilote, son assistant et l'artilleur.
_ Assieds-toi dans le siège de droite ! Nous allons décoller ! Signala Melcus en donnant une tape amicale à Weric.
_ Que dois-je faire ? Demanda Weric en fixant d'un air incrédule les nombreux boutons clignotants.
_ Rien pour l'instant...
Melcus appuya son pouce sur une aspérité lisse d'un geste mécanique.
_ Test ADN confirmé ! Bienvenue, Melcus Dylan ! annonça une voix féminine et impersonnelle.
Devant l'air interrogatif de Weric, l'Esrii se pencha vers lui tandis qu'il enclenchait les fusées de décollage.
_ Tous les vaisseaux spatiaux ont une IA qui assure le bien-être et la sécurité à l'intérieur. Ainsi, personne ne pourra me voler le Descent à moins qu'il ne fasse partie de mes amis.
_ Dwarbot reste la seule IA que je n'ai jamais possédé. C'est un droïde ménager mais il est très différent. Il semble plus humain que n'importe quel autre robot.
Soucieux, Melcus se gratta le menton.
_ Cela arrive mais je préfère te prévenir qu'il vaut mieux éviter d'ébruiter ce genre de chose. Le conflit entre l'humanité et les robots, il y a deux siècles, a laissé de nombreuses séquelles dans tous les domaines. Si le Gouvernement Unifié apprenait l'existence d'un tel droïde, Dwarbot serait immédiatement envoyé à la casse. Je préfère ne pas te dire ce qu'ils feraient à son possesseur...
_ Je sais...il n'y a que vous et moi qui soyons au courant à présent, marmonna Weric un peu surpris de s'être révélé.
_ Tu peux me tutoyer, Weric.
_ Je déciderai de cela lorsque vous vous serez expliqué, lança Weric sur un ton signifiant qu'il n'accordait pas si facilement son amitié.
En quelques secondes, le Descent enclencha ses propulseurs subluminiques et quitta l'atmosphère d'Orane en direction d'un immense anneau. La porte capsulaire de la planète avait été achevé voici cinq ans. Elle permettait à présent des voyages de seulement quelques heures sur des distances de vingt années-lumière.
Weric contempla sa planète natale avec un étrange sentimentalisme.
Remplie de tâches vertes et bleues depuis l'espace, la majeure partie d'Orane était aussi recouverte d'une couche de nuages blancs non loin de Posewal. Cette formation orageuse constituait le fléau de la planète mais en même temps une de ses fiertés. Car Orane était connue et visitée pour ses exceptionnelles tempêtes qui la recouvraient entièrement pendant près d'un mois. À cette occasion, un monstre des mers pointait le bout de son nez. Très peu de gens pouvaient se vanter d'avoir aperçu cette créature mythique apparentée à un gigantesque reptile.
Devenu expert dans la traque d'animaux, Weric avait espéré que lui et sa mère auraient un jour assez d'argent pour monter une expédition afin de rencontrer la bête. Mais la réalité était différente. Elle était morte.
_ Ici Melcus Dylan, capitaine du Descent ! Demande autorisation d'utiliser l'anneau d'hyperpropulsion !
Un écran transparent rempli de signaux clignotants s'éleva devant Weric, signalant plusieurs caractéristiques actuelles du vaisseau comme son inclinaison.
_ Pendant que je télécharge les données d'hypernavigation de la porte capsulaire, veille à bien positionner le vaisseau.
Weric pianota sur sa console, ses doigts virevoltèrent sur l'interface tactile. Régler ces paramètres n'était pas plus difficile que faire des équations à l'université.
_ Position pour passage en hyperespace optimale, dit sobrement Weric.
L'Esrii vérifia ses calculs et manipulations. Une lueur admirative dansa dans ses yeux.
_ Il n'y a aucune faute. Tu es très doué car bien peu auraient réussi cette opération du premier coup.
_ L'identification de votre vaisseau baptisé le Descent est correct. Activation de la porte capsulaire en cours... annonça une voix robotique en résonnant dans le cockpit.
Pendant que Melcus actionnait l'hyperpropulsion, Weric remarqua la présence d'arcs électriques autour de la porte capsulaire. Elle se chargeait, attendant que le petit vaisseau la traverse.
Ce qu'il fit sans tarder.
Le Descent pénétra la mystérieuse dimension de l'Hyperespace jadis perçue comme une simple idée de science fiction.

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Dernière édition par Darkliser le Jeu 18 Fév - 14:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Mar 26 Jan - 18:08

Voici un chapitre bien plaisant!
Le Descent m'a l'air d'être un navire bien sympathique! Du moins, tel que je me l'imagine^^
comme Minos l'a fait remarquer lors de ces précédentes critiques, il y a un petit côté Star Wars bien plaisant! Grâce à cela, même si on se trouve dans un univers inconnu, on n'est pas dépaysé.
En gros, j'ai passé un moment très agréable en la compagnie de Weric et Melcus!

Vivement la suite!
et bonne continuation! Wink

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Mer 3 Fév - 10:57

Impondérable hier soir, donc pas le temps de faire une correction. Ceci dit, je l'ai commencée ce matin et elle sera fini ce soir.

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Jeu 4 Fév - 1:56

Darkliser a écrit:
Le jeune homme se retourna pour regarder la forêt avec une impression que son ancienne vie était finie.
Vu que sa mère vient de mourir et qu'il a dit qu'il partait, c'est logique... sans doute trop, ce qui fait que cette phrase bateau me semble inutile.
Darkliser a écrit:
De là, ils se rendraient sur Vahala en vaisseau spatial par l'intermédiaire de la porte capsulaire.
Je pense qu'une description, même sommaire, de la porte capsulaire pourrait être pas mal histoire que le lecteur puisse déjà commencer à visualiser le truc, avant qu'on ne le voit.
Darkliser a écrit:
Il s'aperçut qu'il n'éprouvait aucune tristesse à quitter cette ville, elle lui rappelait trop tous ce qu'il avait vécu avec celle qu'il avait aimé.
"elle lui rappelait trop tout".
Je trouve que tu occultes beaucoup trop le côté "je viens de perdre ma mère donc je me sens au 36ème dessous". ça manque d'émotivité.
Darkliser a écrit:
« Voir au delà du présent... »
au-delà.
Darkliser a écrit:
_ Il n'en ai pas question Weric. Nous sommes déjà en retard...
il n'en est.
Darkliser a écrit:
_ Et ta vengeance ? demanda t-il.
demanda-t-il.
Darkliser a écrit:
A peine eut-il terminé de prononcer ces mots que Weric eut un hoquet de douleur.

À
Darkliser a écrit:
«L'amour et l'amitié est ce que nous et tous les Esrii cultivons et vénérons... »
Pas "est" mais "sont".
Darkliser a écrit:
_ Qu'est-ce que c'était ? Demanda Weric, perdant son habituelle gravité.
demanda.
Et vu qu'on peut demander quelque chose en gardant son habituelle gravité, il faut préciser en quoi il la perd, il me semble.
Darkliser a écrit:
Un sentiment de peur face à ce nouveau phénomène inconnu lui prenait les entrailles.
il devrait y avoir mieux que le verbe "prendre".
Darkliser a écrit:
La plus proche était une personne agée, probablement centenaire, à vingt mètres de l'autospeeder en train de s'enfiler un purificateur d'air.
Tourné comme ça, on dirait que c'est l'autospeeder qui s'enfile le purificateur d'air.
Darkliser a écrit:
_ C'est d'accord ! Je te dirais tout mais seulement lorsque nous serons loin d'Orane. De plus...
dirai.
Darkliser a écrit:
_ Oui c'est exact alors remonte, fit Melcus en se remettant aux commandes du véhicule.
"Oui c'est exact" se dit couramment à l'oral, mais ça passe nettement moins à l'écrit, ça fait trop pléonasme.
Darkliser a écrit:
Weric acquiesça brièvement et se laissa conduire jusqu'à sa maison par l'Esrii.
acquiescer brièvement ? C'est pas tip top comme expression.
Le souvenir déchirant de sa défunte mère lui revenait sans cesse mais il savait qu'il faudrait passer par là.[/quote]
Je pense que tu devrais insérer des passages le soulignant de temps en temps dans le texte.
Darkliser a écrit:
L'Esrii passa le seuil en sortant un objet que Weric qualifia comme un sceptre doré.
"qualifia comme" bof bof.
Darkliser a écrit:
Plusieurs motifs l'ornaient et un langage y était inscrit.
un peu trop vague.
Darkliser a écrit:
Sa fascination cessa lorsqu'il se rappela l'avoir déjà vu lorsque Melcus s'était battu avec le meurtrier d'Elvira.
Et pourquoi sa fascination cesse ?
Darkliser a écrit:
Apparemment, tout était sens dessus dessous dans le salon comme si la personne qui avait fait cela cherchait quelque chose.
la tournure est bizarre : si je rentre chez moi et que tout est par terre, je ne me dis pas "tiens, on cherchait quelque chose", je me dis avant toute chose "cambriolage !".
Darkliser a écrit:
Même les néons fonctionnaient mal à cause de plusieurs d'entre eux qui étaient fracassés
Là, je trouve que tu enfonces une porte ouverte.
Darkliser a écrit:
_ As-tu une idée de ce que pouvait bien chercher celui qui a fait ça ? Demanda doucement Melcus en jetant des coups d'oeil de tous les cotés.
pas de majuscule à « demanda » ; côté.
Darkliser a écrit:
Dans ce cas, elle en voulait à autre chose qu'à...ma mère, répliqua Weric, sa gorge se serrant.
Il faut laisser un espace après 3 point de suspension.
Darkliser a écrit:
Melcus hocha la tête en signe de dénégation.
Secoua, plutôt, non ?
Darkliser a écrit:
Son compagnon d'infortune lui avait promis des explications au sujets de tous ces évènements qui semblaient venir d'un autre monde. Il devra juste patienter quelques heures.
au sujet ; devrait. « évènements qui semblaient venir d’un autre monde » ne me semble pas top comme formulation.
Darkliser a écrit:
_ Dwarbot ! cria t-il en montant à l'étage.
cria-t-il.
Darkliser a écrit:
A pas feutrés, il arriva au seuil de la chambre d'Elvira.
À ; plutôt « sur le seuil ».
Darkliser a écrit:
Il actionna l'interrupteur et la porte disparut par en haut.
On visualise bien, mais c’est bizarrement tourné.
Darkliser a écrit:
En revanche, il sentit du mouvement derrière-lui.
derrière lui.
Darkliser a écrit:
Ses réflexes lui permirent de se baisser à temps pour éviter un poing diffus qui l'aurait probablement assommé.
diffus ? Je crois que c’est pas le bon adjectif.
Darkliser a écrit:
Elle parlait dans un terrible langage que, moi-même, je ne connaissais pas.
Ah ? Il a aussi des dons en langues ?
Darkliser a écrit:
_ Si je puis émettre un avis, maître, je pense que mon IA évolué me permet d'avoir des sentiments.
évoluée.
Darkliser a écrit:
La maîtresse de cette endroit n'est plus...
Je ne suis pas certain du tout qu’il causerait comme de sa mère, surtout juste après sa mort. Ça fait vachement trop impersonnel, je trouve.
Darkliser a écrit:
_ Quelle épouvantable nouvelle ! Gémit Dwarbot.
« gémit » sans majuscule.
Darkliser a écrit:
_ Rien d'important, assura Weric qui semblait ravi d'avoir retrouvé Dwarbot.
Le « qui semblait » pourrait passer à la trappe.
Darkliser a écrit:
Allons'y ! Je ne reviendrais plus jamais ici de toute façon.
reviendrai.
Darkliser a écrit:
Seule une centrale d'électricité à deutérium pouvait rendre le projet viable grâce aux réserves inépuisables d'eau lourde possédée par Orane et ses sols.
« possédée par Orane et ses sols » pourrait laisser place à « présentes dans les sols d’Orane ».
Darkliser a écrit:
_ Tu sembles perplexe Weric.
Techniquement, il faut une virgule avant le nom.
Darkliser a écrit:
_ Je me demande comment l'on va payer.
le « l’ » est inutile.
Darkliser a écrit:
L'Esrii prit trois billets fonctionnant sur le même principe que les ordilivres et se dirigèrent vers les ascenseurs qui les amenaient à cent mètres sous terre.
tu commence avec un sujet au singulier puis tu enchaînes avec un verbe conjugué au pluriel, sous-entendant un sujet au pluriel qui n’est pourtant pas cité.
Darkliser a écrit:
Sa première impression fut qu'il venait d'entrer dans une mini-ville.
Bof mini-ville. Ville miniature ?
Darkliser a écrit:
« A croire que Posewal est une ville touristique »
À.
Darkliser a écrit:
Mais il comprit vite que ces boutiques n'acceptaient que la clientèle cossue.
j’aurais mis un « qu’une » plutôt qu’un « que la ».
Darkliser a écrit:
C'est à dire, celle qui pouvait se payer fréquemment des voyages en AAM.
C’est-à-dire.
Darkliser a écrit:
« Le genre de citoyen qui se réveille à Posewal, travaille à Mintage et revient à Posewal pour souper avec sa famille » pensa Weric avec ironie.
Les pensées directes doivent être mises en italique, ce me semble. Les guillemets servent aux dialogues.
Darkliser a écrit:
_ Ne vous inquiétez pas maître.
Virgule avant « maître ».
Darkliser a écrit:
_ Je sais Dwarbot ! fit Weric, agacé.
Virgule avant « Dwarbot ».
Darkliser a écrit:
Brusquement, la cacophonie incessante de la gare passa au bruit rapide de la respiration légèrement anxieuse de Weric.
le « passa » passe mal, je trouve. « Laissa place à » ?
Darkliser a écrit:
« Ah oui ! C'est un gaz inodore agissant comme un somnifère » se souvint-il avant de soudainement sombrer dans l'inconscience.
À ; idem que plus haut : italique plutôt que guillemets.
Darkliser a écrit:
_ Pourquoi ? N'a t-il pas été endormi ? Demanda Weric en s'essuyant les yeux comme la majorité des autres passagers.
N’a-t-il pas ; pas de majuscule à « demanda ».
Darkliser a écrit:
Une minorité portait une tenue extravagante symbolisant leur mode de pensée, leur passé ou leur cause.

Minorité est au singulier mais tu dis « leur » plus loin, ça colle pas.
Darkliser a écrit:
Le GU punissait très sévèrement ceux qui provoquaient des rassemblements pour vénérer une divinité ou autre force mystique.
Peut-être un peu tôt pour employer l’abréviation.
Darkliser a écrit:
Plusieurs femmes portaient des combinaisons argentés
argentées.
Darkliser a écrit:
Une pratique tolérée par le Gouvernement Unifié qui répugnait Weric.
rajoute un « mais » avant « qui », là on dirait que c’est le GU qui répugne Weric.
Darkliser a écrit:
_ Merci Dwarbot.
virgule.
Darkliser a écrit:
_ Sauf votre respect, maître Weric, vos études sur la cyberbiologie constituent en soi une discipline ne suivant pas le cour naturel des évènements.
cours.
Darkliser a écrit:
Quittant la gare par les ascenseurs, Weric retrouva Melcus adossé sur un pilier en train de discuter avec une jeune fille.
adossé contre un pilier ; manque un mot ou une virgule après pilier… dis comme ça, on dirait que c’est le pilier qui discute.
Darkliser a écrit:
_ Bien dormi Weric ?
virgule avant « Weric ».
Darkliser a écrit:
_ Oui nous nous sommes déjà rencontrés...mais pas présentés lança Adéna, un sourire malicieux aux lèvres.
J’aurais mis une virgule après « oui » et une autre après « présentés ».
Darkliser a écrit:
« Je déteste les femmes et encore plus les donneurs de leçons »
Pensée directe : italique ?
Darkliser a écrit:
_ A t-elle aussi dit que je voulais qu'elle cesse de m'espionner et me fiche la paix ?
A-t-elle.
Darkliser a écrit:
Tous ce que je veux c'est quitter Orane pour que vous m'expliquiez enfin tout ce qui se passe.
Tout ce que…
Darkliser a écrit:
_ Exacte mais j'aurais préféré des excuses de ta part.
Exact.
Darkliser a écrit:
_ Voilà mon petit bijoux : Le Descent.
Bijou. Et techniquement, les noms de vaisseaux sont en italique.
Darkliser a écrit:
En tout cas, il n'y a que la taille qui trompe.
Je ne comprends pas le sens de cette remarque.
Darkliser a écrit:
Mais je l'ai fortement modifié en enlevant la capsule de sauvetage et en aménageant plusieurs cabines.
Le « fortement » est moche, plus qu’un « beaucoup » ou qu’un « profondément », par exemple.
Darkliser a écrit:
Du néoplastique beige revêtait les couloirs, donnant une impression de luxe au vaisseau.
« revêtait » j’aime pas trop. Recouvrait ? Tapissait ?
Darkliser a écrit:
A côté, une holovision circulaire trônait mais ne semblait pas avoir été beaucoup utilisé.
À ; « utilisée », je crois.
Darkliser a écrit:
_ Ah ! Au fait... se rappela t-il.
rappela-t-il.
Darkliser a écrit:
_ Désolé pour le manque de propreté Adéna.
virgule avant Adéna.
Darkliser a écrit:
_ Il n'y a pas de mal monsieur Melcus...
virgule avant « monsieur ».
Darkliser a écrit:
« Quelle politesse...veut-elle s'attirer ses bonnes grâces ? » se dit Weric en secouant la tête.
Majuscule après les trois petits points, sans oublier l’espace. Pensée directe là encore.
Darkliser a écrit:
Celui-ci pouvait accueillir jusqu'à cinq personnes. Cependant, il était conçu pour n'accueillir que le pilote, son assistant et l'artilleur.
Faudrait savoir, c’est 3 ou 5 ? Et répétition « accueillir ».
Darkliser a écrit:
_ Assied toi dans le siège de droite ! Nous allons décoller ! Signala Melcus en donnant une tape amicale à Weric.
Assieds-toi.
Darkliser a écrit:
_ Test ADN confirmé ! Bienvenue Melcus Dylan ! Annonça une voix féminine et impersonnelle.
Virgule avant Melcus. Pas de majuscule à « Annonça ».
Darkliser a écrit:
Ainsi, personne ne pourra me voler le Descent à moins qu'il ne fasse parti de mes amis.
italique nom du vaisseau ? partie.
Darkliser a écrit:
C'est un droïde ménager mais il est très différent.
Faudrait savoir.
Darkliser a écrit:
_ Tu peux me tutoyer Weric.
virgule avant Weric.
Darkliser a écrit:
_ Je déciderais de cela lorsque vous vous serez expliqué, lança Weric sur un ton signifiant qu'il n'accordait pas si facilement son amitié.
déciderai.
Darkliser a écrit:
En quelques secondes, le Descent enclencha ses propulseurs subluminiques et quitta l'atmosphère d'Orane en direction d'un immense anneau.
nom du vaisseau.
Darkliser a écrit:
Remplie de tâches vertes et bleues, la majeure partie d'Orane était couverte de nuages blancs qui n'atteignaient pas encore Posewal.
remplie + couverte pas tip top.
Darkliser a écrit:
A cette occasion, un monstre des mers mystique pointait le bout de son nez. Très peu de gens pouvaient se vanter d'avoir aperçu cette créature mythique apparentée à un gigantesque reptile.
À ; mystique + mythique pas top ensemble. Et pour le 1er, je ne sais pas s’il est si bien trouvé que ça.
Darkliser a écrit:
Devenu expert dans la traque d'animaux, Weric avait espéré que lui et sa mère aurait un jour assez d'argent pour monter une expédition afin de rencontrer la bête.
auraient.
Darkliser a écrit:
Mais la réalité était différente.
Tu m’étonnes ! Mais vu qu’on touche à la mort de la mère, il serait bon de le dire darrément, plutôt que cette phrase si impersonnelle.
Darkliser a écrit:
_ Ici Melcus Dylan, capitaine du Descent ! Demande autorisation d'utiliser l'anneau d'hyperpropulsion !
nom du vaisseau.
Darkliser a écrit:
_ Pendant que je télécharge les données de hypernavigation de la porte capsulaire, veille à bien positionner le vaisseau.
d’hypernavigation.
Darkliser a écrit:
_ Il n'y a aucune faute. Tu es très doué car bien peu aurait réussi cette opération du premier coup.
auraient réussi.
Darkliser a écrit:
_ L'identification de votre vaisseau baptisé le Descent est correct. Activation de la porte capsulaire en cours...annonça
nom du vaisseau ; espace manquant après les 3 petits points.
Darkliser a écrit:
Le Descent pénétra la mystérieuse dimension de l'Hyperespace jadis perçue comme une simple idée de science fiction.
nom du vaisseau.

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MessageSujet: Re: Madlensiä   Jeu 4 Fév - 14:21

Hé dire que je pensais que tu serais satisfait par ce chapitre, je vois qu'il y a encore plus de boulots qu'avant.

Au fait Minos, tu publies un livre non ? ça se passe bien ?
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MessageSujet: Re: Madlensiä   Ven 5 Fév - 0:42

Darkliser a écrit:
Hé dire que je pensais que tu serais satisfait par ce chapitre, je vois qu'il y a encore plus de boulots qu'avant.
Bien essayé ! Twisted Evil
Darkliser a écrit:
Au fait Minos, tu publies un livre non ? ça se passe bien ?
Je m'y replonge sérieusement le mois prochain ou en avril. J'ai d'autres choses à finir d'abord. Et avant d'espérer pouvoir le publier, va faloir que je songe à le finir !

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MessageSujet: Re: Madlensiä   

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